FFF : Noël Le Graët brigue un 3ème mandat

9 mars 2021 à 6h22 - Modifié : 9 mars 2021 à 7h12 par Alexandra BRUNOIS

HIT WEST

Le breton Noël Le Graët est en lice pour briguer un 3ème mandat d'affilée à la tête de la Fédération Française de Football. Le costarmoricain est en campagne depuis plusieurs semaines. Simon Reungoat l'a rencontré pour nous lors d'un passage dans l'Ouest, à Nantes. Noël Le Graët lui a parlé de l'En Avant Guingamp, du FC Nantes et la reprise du foot amateur.

Son regard sur la situation catastrophique de Guingamp, son club de coeur, dont il a été président historique :


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« ça reste mon club affectif mais bon je n’y pense pas toutes les 5 minutes, j’espère qu’ils vont se redresser et rester en 2ème division. (…) Evidemment que les supporters souffrent… ils ne vont pas au stade et quand tu prends 5-0 chez toi, ça paraît compliqué. Ceci dit, on reste attaché au club, je ne suis pas trop inquiet, c’est un club solide qui a des valeurs et qui rebondira ».


"L'éclat restera à Nantes"


Son regard sur la situation du FC Nantes, à contre-courant des supporters...


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« C’est un club historique, un beau club, aimé, très estimé… les gens sont un peu sévère parce que Kita met quand même beaucoup d’argent dans ce club depuis des années, donc je trouve toujours qu’il y a dans le foot, une exagération… quand je vois Marseille où les supporters s’en prennent au centre de formation quand les résultats ne sont pas là, c’est exagéré. Je n’aime pas trop ce genre de choses. Dans le foot, il faut accepter les défaites et les victoires. C’est plus facile d’aimer quand on gagne, mais il faut toujours aimer son club quelques soit les dirigeants, quelques soit les résultats. (…) Le FC Nantes peut avoir une ou deux années difficiles, cela ne changera rien, l’image de Nantes est une image nationale extraordinaire sur le jeu il y a quelques années, un peu plus compliqué aujourd’hui mais l’éclat ne meurt jamais. Malgré des difficultés momentanées, l’éclat restera toujours car il y a toujours quelques choses dans le cœur des gens. Il y a des clubs comme Saint-Etienne et Nantes où ça ne bouge pas… Donc, je regrette des mouvements de foule contre tel ou tel dirigeant quel qu’il soit ou ceux qui n’acceptent pas la défaite mais pourtant, le football c’est bien ça, il y a 20 équipes, il faut bien des victoires et des défaites sinon il n’y a pas de match ».


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"J'admire le gouvernement..."


Face à l’épidémie de Covid-19, le président de la FFF s’adapte depuis un an… et il dit comprendre la suspension des matchs de foot amateur même si cela lui fend le cœur…


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« On applique complètement les directives de l’Etat, la Fédération a une délégation de pouvoir et lorsque le Ministre de la Santé décide, il n’y a pas de foot, il n’y a pas de foot… on applique sans ronchonner avec beaucoup de tristesse parce que les gamins ont envie de jouer au football, les dirigeants ont envie de se retrouver, mais on applique ce que demande l’Etat. (…) J’admire ce gouvernement qui se trouve devant une situation invraisemblable depuis 15 mois, donc je ne vais pas ronchonner pour un match de football quel qu’il soit. Il y a des gens qui sont malades, il y a eu énormément de décès, les hôpitaux sont débordés, il y a des entreprises qui sont en difficulté et qui ont plus de mal que nous à reprendre… donc très franchement, cela me paraît très secondaire. (…) On a eu peut-être de la chance… On a lancé la Coupe de France au moment où le covid diminuait nettement et on se disait formidable, on a un angle de tir pour montrer justement au gouvernement que le foot va pouvoir redémarrer. Et la CDF s’est bien passée mais malheureusement depuis on est revenu dans une phase très compliquée. (…) Je n’ai aucun horizon sur la reprise… regarder si le covid baisse ça ira plus vite, la vaccination progresse… mais le virus est reparti dans certaines villes et régions… tout est lié vaccins et covid ».


Noël Le Graët qui saura s’il est élu pour un 3ème mandat à la FFF samedi à la suite du scrutin.