C'est parti pour la construction des frégates de la Marine

25 octobre 2019 à 4h09 par Alexandra BRUNOIS

La construction des frégates nouvelle génération démarre, chez Naval Group : la découpe symbolique de la 1ère tôle a eu lieu hier midi, à Lorient, en présence de la ministre des Armées Florence Parly. Reportage de Yann Launay.

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Crédit: Yann Launay

Au total 5 frégates "FDI" - frégates de défense et d’intervention, ont été commandées par la Marine nationale.

Ce bateau de 122 m de long transportera 125 membres d’équipage, de l’armement anti sous-marin, anti-aérien, mais il est aussi préparé à la guerre électronique : son système numérique est conçu pour faire échec aux tentatives de piratage informatique, comme l’explique l’ingénieur en chef Gregory, directeur du programme à la DGA – la Direction générale de l’armement :

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"Il est équipé d'un systèmes de cyberprotection, avec des sondes qui détectent automatiquement quand il y a une intrusion, et qui bloquent cette partie du système pour la traiter, de manière à protéger le reste du bateau, et que le bateau puisse poursuivre sa mission sans être perturbé... On a aussi le premier radar tout numérique au monde sur ce navire, un navire qui est plein d'innovations..."

FREGATE DE DEFENSE ET D INTERVENTION NAVAL GROUP LORIENT MAQUETTE.jpg (236 KB)

Avec ces 5 frégates, la Marine nationale disposera au total de 15 frégates opérationnelles : la France a-t-elle réellement besoin de tous ces navires ? La réponse de Florence Parly, ministre des Armées :

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"Nous voyons chaque jour combien ces frégates sont essentielles : la France dispose du deuxième espace maritime au monde, dont il faut protéger les ressources : celles-ci suscitent beaucoup de convoitises, il faut se protéger des trafics et d'éventuelles autres menaces..."

FREGATE DE DEFENSE ET D INTERVENTION NAVAL GROUP LORIENT DECOUPE PREMIERE TOLE 1.jpg (311 KB)

La construction de ces frégates représentent un volume de travail conséquent pour Naval group, comme le souligne son porte-parole, Emmanuel Gaudez :

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"Cela représente environ 1 million d'heures de travail par unité, c'est 500 personnes à temps complet sur le navire. Cela représente un tiers de la charge du site de Lorient, et le fait que ce nouveau navire puisse être exporté sur le marché international va permettre, c'est notre espoir, de gagner de nouveaux contrats et de remplir le plan de charge du site de Lorient."

Les sites Naval group de Brest et Nantes-Indret participent aussi à la construction de ces frégates. La marine grecque pourrait en commander deux exemplaires : le chef d'Etat major grec a d'ailleurs assisté à la découpe de la première tôle.