Un purificateur d'air installé à l'aéroport de Brest

2 février 2021 à 5h06 - Modifié : 2 février 2021 à 5h24 par Dolorès CHARLES

HIT WEST
Crédit: Yann Launay

Le renforcement des mesures sanitaires (fermeture des frontières aux pays hors UE) vient compliquer l'activité de l'aéroport de Brest. Sinon, le site a présenté hier un nouveau dispositif pour renforcer la sécurité sanitaire : un purificateur d'air ! Le reportage de Yann Launay.

Avec l'interdiction des voyages hors Union Européenne (hors motifs impérieux) depuis ce week-end pour aider à lutter contre la propagation du coronavirus  en France, le fonctionnement des aéroports est impacté. Cela vient contrarier aussi les projets de déplacement des habitants de l'Ouest. Yann Launay a rencontré hier Claude Arphexad, le directeur d'exploitation de l'aéroport Brest Bretagne :

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"Par exemple le vol vers Toulon n'est plus opéré, le vol de Porto a été annulé par la compagnie aérienne, et on a des vols vacances qui auraient dû être beaucoup plus importants et qui ont été délestés... Le programme de vol change tout le temps, on est en permanence en adaptation des équipes..."

Pas de visibilité pour les mois à venir

Pour Claude Arphexad, il va sans doute falloir faire preuve de patience avant de parler d'une reprise du transport aérien :

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"En janvier, on a fait 38% du trafic qu'on faisait l'année dernière, et pour les mois à venir on a quasi pas de visibilité... Le retour que les spécialistes nous prédisent, c'est plutôt au troisième trimestre de l'année : à partir du mois de juillet, où on aura une reprise graduelle des vols..."

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Un purificateur d'air produit par ETT

L’aéroport de Brest teste un nouveau dispositif pour renforcer la sécurité sanitaire : un purificateur d’air a été installé dans la zone de contrôle des passagers. Une machine conçue par la société finistérienne E.T.T. de Ploudalmézeau, capable de traiter 3000 m3 d’air par heure. Une machine qui se présente sous la forme d’une armoire métallique grande comme un frigo. Comment ça fonctionne exactement ? Les précisions de Gaël Le Noret, chef de projet chez ETT :

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"La machine aspire l'air en partie basse, l'air va passer par le premier étage de filtre pour aspirer les plus grosses particules, un filtre à charbon actif pour les odeurs, et une association avec des lampes UV pour désinfecter l'air, et un filtre absolu utilisé dans les salles blanches, les hôpitaux. L'air est filtré à 99,95 %..."

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Installé dans la zone de contrôle de sûreté, où les passagers doivent présenter leurs effets personnels, le purificateur ne remplace évidemment pas le masque ou le gel, mais présente plusieurs intérêts aux yeux du directeur d'exploitation de l'aéroport Brest Bretagne, Claude Arphexad :

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"C'est pour venir en complément des mesures sanitaires déjà mises en place à la réouverture de l'aérogare. Pour donner confiance aux passagers sur un endroit assez contraint, avec des acteurs de l'aéroport à proximité, une distanciation peut-être moins importante que ce qu'on peut faire dans l'aérogare. C'est un plus, et cela permet de mettre en valeur une entreprise locale..."

Une dizaine de machines installée

La société ETT a installé depuis la mi-décembre une dizaine de ses machines dans différents lieux recevant du public. Une centaine de clients, en France et à l’étranger, envisagent de s’équiper, dans des secteurs d'activité très divers comme le souligne Yves Millot, Pdg de la société ETT :

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"On a la grande distribution, l'industrie, tout ce qui est équipements municipaux... Le rôle de la machine n'est pas simplement de traiter le virus du covid, mais c'est de traiter tout type de virus, tout type de bactérie, les allergènes aussi..."

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Ce type de purificateur sera vendu entre 7 et 10 000 euros, selon la version. Pour le moment, les machines sont prêtées par l'entreprise ETT, pour permettre de les tester en conditions réelles. L'usine de Ploudalmézeau est prête pour entamer la production en série.

Un reportage de Yann Launay.