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Pollution sonore : Lorient expérimente

03 octobre 2019 à 07h20 Par Alexandra BRUNOIS
Crédit photo : Yann Launay

Mieux connaître l’environnement sonore urbain : c’est l’objectif d’une expérimentation menée dans trois villes du monde, dont Lorient, dans le Morbihan. Reportage de Yann Launay

Des capteurs ont été posés sur plusieurs dizaines de lampadaires du centre-ville.

Au total, 124 capteurs sonores seront installés par les techniciens du groupe Bouygues, sous la conduite de Jérôme Le Moing :

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« C’est un boîtier d’une quinzaine de centimètres, avec un micro que l’on voit dépasser. Ce capteur fonctionne en permanence, 24h/24, et les données sont transférées automatiquement dans un serveur, à Paris et à Nantes."

Des micros qui captent les sons 24h sur 24... mais le maire de Lorient, Norbert Métairie, tient à dissiper tout malentendu...

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"Ce n'est pas un dispositif d'écoute... On n'écoute pas nos concitoyens... C'est les bruits... La notion de bruit est très présente dans les préocupations de nos concitoyens, il faut la traiter scientifiquement, puisqu'aujourd'hui les cartes de bruit, obligatoires dans les communes, ne sont sans doute pas satisfaisantes..."

PROJET CENSE LORIENT INSTALLATION CAPTEUR SONORE.jpg (817 KB)

Les données collectées seront confrontées au ressenti des habitants du centre-ville. Un questionnaire leur avait été adressé en début d'année. Alors quelles sont les gênes sonores qui reviennent le plus souvent ? La réponse de Norbert Métairie :

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"Bien sûr il y a les bruits de voisinage... Les bruits de moto, sorties de boîtes en pleine nuit, le bruit des goélands, qui peut gêner certains... Le bruit de la circulation en ville, le bruit des avions... et puis après il y a le bruit de fond : il faut discerner en quoi il consiste, et quelles sont les dispositions demain que l'on pourra prendre..."

Plusieurs laboratoires de recherche, à Lorient, Nantes, Paris, vont traiter les données brutes pour notamment établir des cartes. La première phase de cette étude doit durer 18 mois.