Pays de la Loire

Plus de soirées étudiantes et d'intégration dans le Maine-et-Loire

17 septembre 2020 à 05h56 Par Dolorès CHARLES
Angers
Crédit photo : Pixabay

Face aux clusters repérés dans de grandes écoles ou à la fac d'Angers, le Préfet a pris de nouvelles restrictions dans le Maine-et-Loire.

La barre des 31.000 morts du coronavirus franchie en France (+46 en 24 heures). Près de 9.800 personnes ont été testées positives ces dernières 24 heures, et le taux de positivité des tests s'établit désormais à 5,4%. 508 patients ont été admis en réanimation ces 7 derniers jours sur le territoire. Dans l'Ouest, les dépistages se poursuivent comme aujourd’hui à Nantes quartier Bellevue ou à Saint-Hilaire-de-Riez, avant Brétignolles-sur-mer lundi et Coex mardi prochain.

Reprise de conférences régulières

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, fera un point cet après-midi sur la stratégie du gouvernement en la matière. Avec le regain de l’épidémie en France, les conférences de presse régulières vont reprendre. Dans le Maine-et-Loire, considérant la circulation active du virus dans le département, le Préfet a pris deux arrêtés interdisant les soirées étudiantes et week-ends d’intégration, et la fête des voisins. Des clusters ont été repérés ces derniers jours : 41 cas à l’École supérieure d’Électronique de l’Ouest, 19 cas à l’Université Catholique de l’Ouest, et 600 étudiants de la fac de médecine seront dépistés ce jeudi.

[Communiqué]

Considérant la circulation active du virus dans le département, j’ai pris ce jour deux arrêtés visant à interdire des occasions festives dont on sait, à l’avance, qu’il est difficile d’y assurer un contrôle et une maîtrise des mesures de distanciation sociale ou de protection :

• le premier concerne les fêtes et soirées étudiantes et week-ends d’intégration ;
• le second la fête des voisins.

La situation épidémiologique du département justifie que des dispositions soient prises afin d’endiguer l’apparition de nouveaux cas. En effet, le taux d’incidence est passé en une semaine de 54,1 % à 73,5 %. Cet indicateur témoigne de la hausse de l’apparition de nouveaux cas, plus particulièrement dans la tranche d’âges 15-45 ans. En outre, malgré le soin que les Présidents d’universités et les chefs d’établissements prennent pour rappeler constamment les impérieuses et nécessaires mesures sanitaires de précaution, on déplore des clusters qui ont été identifiés, ces derniers jours, dans certaines écoles supérieures et universités d'Angers. On recense actuellement 41 cas positifs à la COVID-19 au sein de l’École supérieure d’Électronique de l’Ouest et 19 cas au sein de l’Université Catholique de l’Ouest. De même, 600 étudiants de la faculté de médecine seront dépistés
demain à la suite de plusieurs diagnostics positifs parmi les eux.

Ce n’est d’ailleurs pas forcément au sein même des établissements que la transmission s’opère et je saisis l’occasion de cette communication pour rappeler aux exploitants de débits de boissons et autres établissements recevant du public que je déciderai la fermeture administrative de ceux d’entre eux où seront constatées des négligences quant à la disposition des terrasses, au non-respect du port du masque par le personnel ou par des consommateurs qui se tiennent debout, soit dans les circulations de l’établissement, soit autour de jeux d’arcade, billards et autres.

J’adresse un message à notre jeunesse qui peut se sentir préservée des formes graves des maladies induites de ce virus. Quand bien même d’aucuns estimeraient qu’ils ne risquent rien, ils doivent porter leur regard un peu plus loin, car leurs négligences auront évidement un impact sanitaire, mais ils seront aussi les premières victimes d’une dégradation durable de notre économie et de la situation de l’emploi si la crise sanitaire devait encore
s’aggraver.

Le respect scrupuleux des gestes barrières, de l’obligation du port du masque et de la distanciation sociale constitue une nécessité absolue pour maintenir la vie sociale et économique. Du comportement de chacun dépend la santé de tous, sans négliger l’impact économique de la pandémie que,
de toutes nos forces, nous voulons limiter, notamment au bénéfice des jeunes à la recherche d’un emploi ou d’une formation qualifiante."