Nucléaire : bilan positif pour la Bretagne en 2017 !

8 juin 2018 à 3h55 par Alexandra BRUNOIS

Elle est chargée de vous protéger et de protéger l'environnement des risques liés aux radiations... L'Autorité de Sûreté Nucléaire a présenté son bilan, pour 2017, en Bretagne. Un bilan jugé globalement satisfaisant. Reportage de Yann Launay

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Dans le secteur médical, la protection des patients et des travailleurs progresse, mais des efforts restent à faire, selon l'ASN, tout particulièrement pour les images réalisées pendant des opérations chirurgicales. Les explications de Pierre Siefridt, chef de division ASN Bretagne - Pays de la Loire :

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"Les pratiques d'imagerie radioguidée utilisent des appareils de radiologie pour guider les instruments des chirurgiens à travers le corps et réaliser leurs opérations. Ces pratiques exposent les patients et les travailleurs qui les utilisent à des doses de radioactivité conséquentes. Un nombre insuffisant de professionnels ont suivi les formations pour utiliser les appareils, des appareils qui ne sont pas suffisamment optimisés pour réduire l'exposition des patients."






Aucun accident grave n'a été relevé, en 2017, que ce soit dans le secteur médical ou industriel. Mais l'Autorité de sûreté nucléaire a dû hausser le ton après une nouvelle perte de grains d'iode faiblement radioactifs au CHU de Brest...

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"On utilise les grains d'iode pour le traitement du cancer de la prostate. A l'occasion d'un de ces traitements, 3 grains d'iode ont été perdus et éliminés avec les autres déchets, dans les filières classiques, puis retrouvés à l'entrée de l'usine d'incinération de Brest, équipée de portiques de détection de la radioactivité. A la demande de l'ASN, le CHU de Brest a renforcé ses dispositifs pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise."

L'Autorité de Sûreté Nucléaire surveille aussi le démantèlement de la centrale de Brennilis. Lors de l'année écoulée, la station de traitement des effluents a été détruite, et le démontage des échangeurs de chaleur s'est poursuivi, deux ans après l'incendie qui s'était déclaré sur ce chantier. Cette fois, pas de souci majeur, mais une alerte après la découverte d'une fuite d'eau radioactive sur une tuyauterie, à l'intérieur de la centrale, comme l'explique Hélène Héron, chef de la division ASN de Caen, responsable du suivi de Brennilis :

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"Suite à cela, l'exploitant a mené une certain nombre d'opérations : le retrait de cette flaque d'eau, la décontamination du local, il a identifié d'autres locaux qu'il a mis sous surveillance renforcée. Il n'y a pas eu de situation similaire de détectée. L'ASN porte un regard plutôt positif sur l'année 2017 et reste vigilante sur la suite des opérations."

EDF doit remettre son rapport d'ici fin juillet, pour expliquer comment il compte s'y prendre pour démanteler le coeur du réacteur. L'Autorité de Sûreté Nucléaire se donnera 2 à 3 ans pour étudier le dossier et autoriser ou non ce démantèlement. La déconstruction du coeur du réacteur, aujourd'hui vidé de son combustible, devrait prendre une dizaine d'années.