Non au racisme et à l'antisémitisme !

20 février 2019 à 5h13 par Dolorès CHARLES

La France à la lutte contre l'antisémitisme... et agression raciste à Rennes II.

HIT WEST
Crédit: Pixabay

Les formations politiques de tous bords, sous la houlette du Parti socialiste (PS), invitaient à se réunir hier soir, partout en France. Objectif, refuser les actes antisémites qui se multiplient – dernier (acte) en date : les insultes proférées à l’encontre du philosophe Alain Finkielkraut samedi par des manifestants en Gilets Jaunes à Paris. Une enquête est ouverte par le Parquet. Mais il y a eu aussi dernièrement le visage de Simone Veil barré d’une croix gammée, un tag « Juden » écrit en lettres jaunes et un arbre à la mémoire d’Ilan Halimi scié : des inscriptions antisémites à Paris et une dégradation dans l’Essonne qui ont suscité l’indignation de l’exécutif.

Emmanuel Macron s’est rendu hier dans le cimetière de Quatzenheim (Bas-Rhin), où 96 tombes ont été profanées. Le président promet des actes forts.

De nombreux rassemblements dans l'Ouest

Il y avait environ 800 personnes à Nantes, dont la maire Johanna Rolland qui a tweeté « son refus absolu de l'antisémitisme, contre lequel (il faut) mener un inlassable combat ».

Des Gilets Jaunes hués hier soir à Angers alors qu’ils tentaient de prendre la parole lors du rassemblement organisé contre le racisme et l’antisémitisme. L’un d’eux tenait « les politiques responsables de cette société inégalitaire et violente ». Il y avait 400 personnes… un peu moins à Laval et La Roche-sur-Yon, et ils étaient environ 200 à Saint-Nazaire.

Les mobilisations en Bretagne

On a dénombré 6.000 manifestants en Bretagne, dans les villes de Brest, Rennes, Saint-Brieuc, Quimper... 1.500 personnes à Brest, par exemple, lace de la liberté pour dénoncer la banalisation des actes antisémites. Un millier à Vannes, où des textes de Robert Badinter ou de Simone Veil ont été lus.
A Lorient, des bougies ont été déposées place de l’Hôtel-de-Ville. Ils étaient aussi 500 à Saint-Malo, 400 à st Brieuc, et 300 à Lannion sur le parvis des Droits de l’Homme. Une centaine à Quimper.

Non aussi au racisme !

A Rennes 2, un professeur (directeur du département Histoire) aurait violemment poussé un étudiant ivoirien, avant de l’insulter et d’imiter un accent africain la semaine dernière. La direction de la Faculté a été saisie et une instruction est en cours. Pour l’UNEF, le syndicat étudiant qui dénonce une « agression raciste, « le racisme n'a pas sa place dans (les) établissements ! »