Pays de la Loire

Municipales : enjeux en Vendée

03 mars 2020 à 15h00 Par Dolorès CHARLES
port des Sables d'Olonne
Crédit photo : Pixabay

Les élections municipales approchent, premier tour le 15 mars, et second tour le 22. On termine notre tour des départements de l’Ouest avec la Vendée.

En Vendée, les enjeux se focaliseront sur les grandes villes que sont La Roche-sur-Yon ou Les Sables -d’Olonne (commune nouvelle) et peut être aussi sur la petite commune littorale de La Faute-sur-mer, qui, il y a encore quelques jours rendait hommage aux victimes de la tempête Xynthia. Le maire de l’époque, condamné dans cette affaire, René Marratier est de nouveau candidat au scrutin local. Mais globalement pour commencer, le département de la Vendée est un territoire à droite, sur l’échiquier politique. Par tradition.

La Vendée, le coeur à droite

Qu’en sera–t-il à l’issue du scrutin le soir du 22 mars, difficile à dire pour la Directrice Départementale de Ouest-France en Vendée, Céline Bardy jointe par Dolorès Charles.

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"Ce que l'on peut dire c'est que la Vendée est un département où la plupart des villes sont dirigées par la droite aujourd'hui, c'est le cas de La Roche-sur-Yon (Luc Bouard), des Sables-d'Olonne (Yannick Moreau), des Herbiers (Véronique Besse), mais aussi à Challans (Serge Rondeau), à Fontenay-le-comte (Jean-Michel Lalère), à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (François Blanchet) ou à Montaigu (Antoine Chéreau), donc oui c'est un département majoritairement à droite. Est-ce qu'il y aura du changement ? Difficile à dire, il y a des candidats qui repartent et qui sont aujourd'hui en poste, c'est le cas à La Roche-sur-Yon, aux Sables-d'Olonne, aux Herbiers mais ce n'est pas le cas à Challans ni à Fontenay-le-comte, c'est le cas à Saint-Gilles-Croix de Vie mais ce n'est pas tout à fait le cas à Montaigu... Il y a quand même un certain nombre d'inconnues et puis il y a des nuances dans toutes les villes que je viens de citer avec des enjeux un peu différents."

Pas de stratégie pour La République en Marche

Pour le parti présidentiel, La République en Marche, il n’y a pas vraiment de stratégie départementale estime Céline Bardy.

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"Au moment du décryptage, ce sera sûrement difficile d'attribuer la victoire à tel ou tel parti. Pour LaRem, il n'y a pas vrament de stratégie départementale, il y a eu une grosse bagarre à La Roche-sur-Yon qui s'est terminée par le soutien du parti présidentiel au maire sortant Luc Bouard, qui était étiqueté Les Républicains en 2014, et qui n'est plus chez les Républicains depuis... Il y a une candidate aux Sables-d'Olonne, Claire Legrand, qui dans un premier temps s'était déclarée sans étiquette et puis finalement a repris l'étiquette LaREM. A Fontenay-le-comte, on a aussi une candidate Dominique Verhaeghe-Grillo, qui est sans étiquette mais qui est soutenue par le député de LaREM Pierre Henriet... Si l'on regarde globalement cela fait quand même peu d'étiquettes LaREM, compte-tenu de la vague qu'il y avait eu aux législatives en Vendée, puisque cinq députés de la majorité présidentielle avaient été élus sur les cinq circonscriptions de la Vendée. Ils pouvaient légitimement avoir davantage d'ambitions pour les municipales."

Première élection aux Sables-d’Olonne

Ce sera la première élection de la nouvelle commune des Sables-d'Olonne depuis la fusion des trois ex-communes des Sables, d’Olonne-sur-mer et de Château-d’Olonne.

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"Yannick Moreau qui est aujourd'hui en poste a été désigné en fait au premier janvier 2019, mais par les conseillers municipaux réunis de ces trois communes là : Les Sables, Le Château et Olonne-sur-mer, donc cela n'avait pas été du tout une élection au suffrage direct. Là, il est candidat au poste de maire des Sables-d'Olonne, mais il va se soumettre pour la première fois au vote des citoyens de ces trois communes... [Et son élection de 2019 avait été contestée ] Effectivement cela avait fait beaucoup de bruit et cela avait été contestée par un partie des conseillers réunis."

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Mont des Alouettes

René Marratier candidat à La Faute-sur-mer

A La Faute-sur-mer, René Marratier est candidat à la mairie, poste qu’il a quitté en 2014. Une décennie après le passage mortel de Xynthia, sa candidature fait polémique car l’élu qui siège actuellement dans l’opposition a été condamné en appel à de la prison avec sursis et surtout à une interdiction d’exercer une fonction publique…

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"Il a été condamné en appel au terme du procès de Xynthia, à de la prison avec sursis et aussi à l'interdiction d'exercer une fonction publique, alors c'est un point qui fait débat car depuis 2016 ... cela sous-entendait qu'il pouvait continuer d'être élu, mais qu'il ne pouvait pas être maire ou adjoint puisque dans ces fonctions là, on est aussi officier d'état civil donc c'est une fonction publique. C'est ce qu'a redit la Préfecture de la Vendée, fin janvier, mais lui défend le contraire avec son avocat... De toute façon, c'est une fois élu que la question va se poser, tant qu'on est dans la campagne, rien ne l'empêche d'être candidat car le maire est élu par le groupe des conseillers municipaux qui seront élus, c'est à partir de là qu'il pourrait y avoir débat ... s'il était élu et si sa liste était majoritaire aux élections municipales..."

Une élection à suivre

L’homme qu’on qualifie de « combattant » ne se présente pas seul : il a le soutien d’une partie des Fautais. Céline Bardy, directrice départementale de OF en Vendée, avec Dolorès Charles.

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"Effectivement c'est quelque chose qu'il faut regarder de près et de loin... C'est à dire que de loin, c'est une candidature qui peut choquer et qui interpelle et qui à l'inverse (de près) dans la commune, René Marratier a des soutiens. Il y a des gens qui disent qu'il est légitime à se (re)présenter donc ça peut paraître curieux de l'extérieur, mais localement c'est quelque chose qui est plutôt admis."

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Noirmoutier - port -

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