Mobilisation à Angers et Rennes, contre la précarité étudiante

21 janvier 2021 à 2h54 - Modifié : 21 janvier 2021 à 3h05 par Dolorès CHARLES

HIT WEST
Crédit: pixabay

Des rassemblements contre la précarité étudiante ont eu lieu hier en France, notamment à Angers et Rennes.

Les jeunes ne paieront pas la crise ! Depuis le deuxième confinement en novembre 2020, les étudiants n’ont pas repris les cours en présentiel, sauf exception, et ils commencent à trouver le temps bien long… A cette situation sanitaire compliquée, s’ajoutent d’importantes difficultés sociales et économiques, des difficultés aussi pour se loger et se nourrir, et ce malgré les aides annoncées par l'Etat. Alors une journée nationale de mobilisation s'est tenue hier en France pour dénoncer cette précarité étudiante. Ecoutez le témoignage d'Emma en 1ère année de Gestion des entreprises à Rennes 1, et comme d’autres elle ne reprendra pas les cours à la normale en ce mois de janvier :

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"Surtout après les partiels, on a envie de décompresser... ça risque d'être vraiment vraiment galère... On se sent un peu seuls, démotivés... C'est le 25 janvier que l'on reprend les TD en demi-groupe, mais on n'a pas trop l'impression que cela va être un retour à la normale... C'est complexe..."

Un couvre-feu à 18H aussi contesté

Pour Sarah et Lisa, deux étudiantes rennaises en droit et DUT commercialisation, tout se fait en distanciel, les jeunes filles sont complètement désabusées :

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"On ne va pas pouvoir sortir : on finit les cours chez nous à 18h, on ne peut pas prendre l'air après les cours... On reste enfermées... Ceux qui veulent vraiment faire des soirées, c'est facile : ils arrivent avant 18h chez leurs potes et ils repartent le lendemain... Et je n'ai pas l'impression qu'il y ait tant de contrôles, beaucoup ne respectent pas... Je ne sais pas si ça va vraiment changer quelque chose..."

Lundi prochain, 25 janvier, seuls les étudiants en 1ère année pourront venir sur le campus, par petit groupe pour les TD. A Angers ils étaient une cinquantaine devant la cité U de Belle-Beille, 200 environ à Rennes du côté de Villejean. Des professeurs d’EPS ont aussi manifesté dans ces villes contre l’interdiction d’exercer du sport en intérieur, dans les gymnases.

Interview signée Yann Launay