Bretagne

Mesdames : attention à la crise cardiaque !

11 mars 2019 à 08h16 Par Alexandra BRUNOIS
Crédit photo : Affiche

Sensibiliser les femmes au risque cardiaque : c'est l'objectif en ce mois de mars de la Fédération Française de Cardiologie.

En ce début du mois de mars, la Fédération Française de Cardiologie veut sensibiliser les femmes au risque cardiaque. En France, 400 personnes décèdent chaque jour d’une crise cardiaque et 54% sont des femmes. L’infarctus tue 8 fois plus que le cancer du sein.

Si le tabac reste le premier facteur de risque, ce n’est pas le seul pour les femmes, selon le Docteur François Paillard, cardiologue au CHU de Rennes

Écouter le podcast
"Il y a aussi d’autres éléments liés au stress de la vie, peut-être plus fréquents chez les femmes « modernes », qui doivent cumuler d’avantage que les générations précédentes et la vie familiale et la vie professionnelle, avec une fatigue induite et peut-être une moindre attention à des caractéristiques du mode de vie qui sont protectrices, comme une activité physique régulière, une alimentation plus équilibrée. Toutes choses qui étaient peut-être mieux observées par les générations précédentes".

Les médecins recommandent aux femmes d’adopter un mode de vie protecteur pour limiter le risque cardiaque. François Paillard est cardiologue au CHU de Rennes

Écouter le podcast
"Les trois règles d’or c’est ne pas fumer, avoir une activité physique régulière, au moins deux fois par semaine si possible et avoir une alimentation équilibrée, suffisamment riche en légumes, qui privilégie les graisses végétales, comme graisse de rajout ; qui évite les aliments trop salés et trop riches en matières grasses animales. Si on peut éviter d’être soumis à des stress chroniques répétés, mais là on n’a pas la même maitrise de ce type de problème".

En plus des facteurs de risques que sont le tabac, le déséquilibre alimentaire et le stress, les cardiologues déconseillent la pilule contraceptive après 40 ans, voire même un peu avant. François Paillard, cardiologue au CHU de Rennes

Écouter le podcast
"La pilule classique, c’est-à-dire la pilule oestro-progestative, augmente un petit peu le risque de caillot et si la personne est prédisposée, avec plusieurs facteurs de risque, le médecin doit envisager un changement de mode de contraception. D’une façon générale à partir de 35-40 ans, il est conseillé de modifier le type de contraception et d’éviter ces pilules oestro-progestative".

Une interview de Cécile Dauguet