Loi Travail : faible mobilisation et incidents hier à Nantes

17 novembre 2017 à 5h19 par Dolorès CHARLES

La quatrième mobilisation sociale contre les réformes du gouvernement n'a pas attiré les foules, confirmant l'essoufflement de la contestation.

HIT WEST
Crédit: CGT

La très faible mobilisation d'hier contre la politique sociale du président Macron, marquée par les Ordonnances réformant le Code du Travail. A Nantes, le cortège principal de la région a réuni entre 2.500 et 4.000 personnes. C’est dire... Un cortège émaillé d’incidents. La Police déplore des jets de projectiles sur les forces de l'ordre et des dégradations commises par « un groupe hostile ». Six personnes ont été interpellées.

De son côté, la CGT 44 condamne cette escalade de la répression, et accompagnera les militants qui vont porter plainte pour blessures policières. Voir communiqué ci dessous.

[Communiqué]

"La manifestations nantaise du 16 novembre 2016, organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaire et l’UNEF, s’est déroulée dans un contexte de dispositif policier disproportionné mis en place par la préfecture.
Le parcours annoncé par l’intersyndicale, et non interdit préalablement par la préfecture, n’a pu être emprunté par les manifestants à partir du bas de la rue du calvaire vers la place Bretagne, Talensac et pont Morand.
En arrivant à cet endroit le cortège s’est vu opposé un cordon de police. Aucune discussion n’a été possible et les manifestants ont été gazé sans sommation préalable , obligeant la manifestation à se replier vers le cours des 50 otages.
Cet acte constitue une remise en cause du droit de manifester, de plus en plus large à nantes puisque les manifestations sont cantonnées à quelques axes qui semblent prédéfinis par la préfecture, mais sans que celle-ci le dise de façon claire et officielle.

Pourtant, à la demande du directeur de cabinet et du directeur départemental de la sécurité publique, l’intersyndicale s’est rendue à une réunion lundi dernier en préfecture pour évoquer l’organisation de cette manifestation. Jamais lors de cette réunion les représentants de l’Etat n’ont envisagé d ‘interdire cette partie du parcours même s’ils ont évoqués des risques pour des commerces qu’ils disaient ne pouvoir protéger. on croit rêver vu le dispositif policier déployé ce 16 novembre à nantes !
Lors de cette réunion, c’est toujours le flou qui a prévalu et non des décisions claires de la préfecture. Ce manque de clarté ne vise –t-il pas à masquer des intentions politiques de l’Etat qui seraient inavouables ?

Les manifestations depuis la rentrée se terminent sans heurts et avec des gestes symboliques et pacifiques. C’est le sens de l’initiative prévue ce jour qui consistait en l’occupation de la place Royale pour y tenir une assemblée. Là aussi nous l’avions annoncé préalablement et la préfecture ne l’avait pas interdite. Le cortège a, une nouvelle fois , été gazé et des grenades de desencerclement ont été abondamment envoyé sur les manifestants à hauteur de tête ce qui est contraire aux procédures : au moins 5 syndicalistes CGT ont été blessé et 1 hospitalisé.

La CGT condamne cette escalade de la répression contre les opposants qui manifestent contre les politiques antisociales et alerte sur le préalable que constitue cette interdiction, de facto, de manifester à Nantes.
Enfin, la CGT 44 accompagnera les syndiqués qui vont porter plainte pour les blessures reçues par la police.

Nantes le 16 novembre 2017."

A Angers et Saint-Nazaire, il y avait environ un millier de personnes dans les rues. Une centaine à Cholet et Saumur, plus de 250 à La Roche s/ Yon et 400 à Laval. Autrement dit vraiment pas grand monde… alors les revendications étaient larges et portaient aussi sur le service public, l'assurance chômage, ou la non sélection à l'université.

Dans le Haut-Anjou, pas de manifestation mais un barrage filtrant avec distribution de tracts au Lion-d'Angers au rond-point des axes Angers-Rennes et Château-Gontier.