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Les masques de la confusion...

05 mai 2020 à 11h56 Par Emilie PLANTARD
Crédit photo : @Hit West

Le premier ministre a annoncé que les masques seraient obligatoires dans certaines situations de la vie sociale, il va donc falloir s’en procurer. Les grandes surfaces peuvent désormais en vendre, provoquant une colère des professionnels de santé notamment.

Les masques ne servaient à rien en mars dernier, il sera désormais obligatoire d’en porter dans les transports en commun notamment, sous peine de sanction. Sauf que ce petit objet est un objet rare depuis le début de la crise, les professionnels de santé en ont cruellement manqué en CHU comme ailleurs. Le 1er ministre a donc proposé aux français d’acquérir des masques dits grand-public, lavables, réutilisables. Et vous ? Comment pensez-vous vous en procurer ? Nous sommes allés poser la question à quelques nantais, à une semaine du début du déconfinement :

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"Moi si les masques en tissu suffisent, je ne vais pas en acheter, non. Ça ne sert à rien, je vais en faire plusieurs, je les laverai au fur et à mesure, ça suffira… Non, c’est hors de question d’acheter ça, moi j’estime que si on a un port du masque obligatoire, il faut qu’il soit fourni gratuitement soit par la collectivité, mais aussi par le gouvernement… On va essayer d’en chercher surtout, parce que je ne sais pas où les trouver… On va essayer d’aller en pharmacie, pour essayer de préserver le boycott de je sais pas qui, qui ne les a pas livrés…"

La colère des professions de santé

Car la polémique enfle autour de l’approvisionnement des supermarchés. Les enseignes annoncent des commandes plus importantes les unes que les autres, des millions de masques qui semblent sortir d’un chapeau visiblement bien garni. Pas comme celui du gouvernement… Une situation qui met en colère de nombreux professionnels de santé, dont Pascale, pharmacienne à Blain :

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"Quand on voit que nous on compte les masques qu’on distribue aux patients, que certains ont pris sur leurs dotations pour donner des masques à des personnes très vulnérables, on a des patients qui sont cancéreux, qui sont en chimiothérapie à domicile, on a des gens greffés, on a des gens qui ont des traitements très lourds, qui sont immunodéprimés, même ces gens-là on n’est pas arrivés à les pourvoir en masques ! Et demain les grandes surfaces vont vendre des boîtes ? C’est quand même le monde à l’envers. Et c’est vrai que toutes les professions de santé sont révoltées de voir la manière dont c’est géré."