Bretagne

Le SNU après le séjour de cohésion : quel bilan ?

28 juin 2019 à 06h16 Par Dolorès CHARLES
Crédit photo : Yann Launay pour Hit West

Les 2.000 premiers jeunes volontaires du Service National Universel achèvent leur séjour de cohésion : ils rentrent chez eux ce vendredi, après un dernier lever des couleurs. Hier soir, ils ont reçu leur certificat attestant la réalisation du séjour.

A Vannes, ils étaient 97, hébergés au lycée Lesage. Ils ont vécu deux semaines en compagnies et en chambrées de 10 filles ou 10 garçons. Alors après 15 jours de sport, d'ateliers secourisme, prévention routière, citoyenneté, développement durable, après un bilan de santé, du bateau, des courses d'orientation, dans quel état d'esprit sont ces jeunes de 16 ans, au moment de quitter leur centre SNU ? Quels sentiments dominent ? La réponse de Sarah, Lola, Baptiste et Anthony, venus de la Creuse, des Ardennes, de Loire-Atlantique et du Cher, au micro de Yann Launay.

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"Un peu de tristesse, c'est passé un peu vite, aussi de la joie, on était tous en cohésion, on est aussi content de rentrer à la maison..(..) Beaucoup de fierté d'abord d'avoir pu faire le SNU, et une tristesse de quitter toutes ces personnes qui nous ont appris à accepter la différence de l'autre, ils vont nous manquer et j'espère qu'on pourra se recroiser après dans la vie."

Qu'ont-ils préféré ?

Que retiennent-ils de ce séjour de cohésion ? Ont-ils des regrets ou des frustrations ? La réponse de Sarah, Lola, Anthony et Baptiste au micro de Yann Launay.

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"Alors moi je vais retenir deux mots : engagement et cohésion. Au bout de trois jours, on se connaissait presque tous, on se parlait... Dans la vie, on peut croire qu'on est un peu tous différents, on se divise, mais là cela permet de se rassembler derrière une nation, et cela fait du bien (...) Tout était très bien, même on aurait pu faire d'autres choses : trois semaines, c'est mieux (...) Mais on a eu aussi des journées très longues, qui ont été assez épuisantes... Au final on s'y est habitué, et tout s'est bien passé."

SNU VANNES 2019 CEREMONIE CLOTURE A.jpg (401 KB)

@YannLaunay

Pas de blessure grave ou de gros souci de santé à déplorer à Vannes, seulement quelques entorses et des malaises. Reste que le programme était chargé, avec un lever à 6h30 puis un enchaînement de modules pédagogiques sur une multitude de thèmes. Un programmé peut-être un peu chargé et parfois trop académique aux yeux de Stéphan Thévenet, ancien commandant d'école de gendarmerie et chef du centre SNU de Vannes.

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"Les jeunes étaient très demandeurs de sport, on a dû en faire beaucoup le soir, sur les activités optionnelles. Le mieux c'est d'en faire le matin, et pour cela il faut avoir plus de souplesse sur le programme, et quand vous avez de gros modules d'une journée ou d'une demi-journée, c'est difficile. Il faut plus de souplesse et des modules toujours interactifs : si on est sur des cours magistraux, on se retrouve comme à l'école, on est moins intéressé, et moins partie prenante. Il y a quelques modules qu'il faudra aménager, cela fait partie de l'expérimentation."

SNU VANNES 2019 CEREMONIE CLOTURE B.jpg (331 KB)

@YannLaunay

Le SNU n'est pas terminé pour ces 2.000 jeunes : ils vont devoir maintenant mener une mission d'intérêt général, cet été ou pendant l'année scolaire. Dans une collectivité, une association caritative, une association de secourisme. En 2020, le SNU pourrait concerner 40 000 jeunes, pour une montée en puissance progressive avant une généralisation envisagée d'ici 2025.