Bretagne

Le plus jeune pilote de planeur est breton

15 août 2019 à 21h34 Par Emilie PLANTARD
Crédit photo : @Facebook/Clément De Pechy

Clément De Péchy a obtenu son brevet de pilotage de planeur le jour de ses 16 ans. Depuis, il a pu démarrer la compétition.

C’est une passion familiale, à laquelle le jeune Clément n’a jamais cherché à résister. Chez les De Pechy, c’est le grand-père qui a contracté le virus. Il l’a transmis à son fils, membre de l’équipe de France et c’est aujourd’hui Clément qui prend la relève, tout naturellement. 

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"Je suis le plus jeune pilote de France parce que j’ai passé le brevet de pilote planeur le jour de mes 16 ans, c’est l’âge minimum pour le passer. C’est une passion familiale, mon grand-père a commencé à 14 ans, mon père a suivi et je les ai toujours suivi en compétition ou au planeur. C’est comme ça que j’ai eu envie de faire comme eux." 

Le planeur, discipline technique 

Il pratique le planeur comme d’autres jouent au foot ou pratiquent le VTT. Sauf que Clément, lui, est à plusieurs centaines de mètres du sol, avec pour seul moteur que le vent et la pression atmosphérique.

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"Le planeur par définition c’est un avion sans moteur, on décolle derrière un avion qu’on largue et on plane. On s’aide des courants ascendants. Ce n’est pas dangereux, c’est comme tout sport, ce n’est pas dangereux si on fait attention. Le fait de ne pas entendre le moteur, voler avec ses propres moyens, se battre pour rester en l’air… Le planeur il faut s’accrocher pour rester en l’air et c’est peut-être pour ça que c’est agréable. Physiquement c’est vrai qu’on est assis dans un planeur mais mentalement c’est très dur." 

Viser haut dans la compétition

Pas question de se contenter d’admirer les paysages, aussi beaux soient-ils. Clément tient à pratiquer le planeur en compétition, comme Papa. Avec pour objectif d’en atteindre les sommets. 

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"A long terme ça serait d’intégrer l’équipe de France, on peut voyager un peu partout dans le monde. Malheureusement on ne peut pas vivre du planeur donc en métier ça serait plus pilote de ligne." 

Avec son cousin, mordu lui aussi, il est déjà parti dans les Alpes. Il a pu y survoler des paysages magnifiques, certainement un peu moins plats qu’en Bretagne où il a l’habitude de voler dans son club de Saint-Sulpice-des-Landes. Son rêve ? L’Argentine. En attendant, son prochain défi réside dans son premier championnat de France, du 18 au 24 août à Romorantin.