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Le marché de l’immobilier retrouve ses couleurs d’avant confinement

23 mai 2020 à 11h40 Par Emilie PLANTARD
Crédit photo : @FNAIM Bretagne

Dès le 17 mars, les ventes et les locations de biens immobiliers avaient chuté. Aujourd’hui, l’activité a repris, sans variation particulière de prix. Mais avec de nombreux appels en provenance de la région parisienne…

Le confinement avait provoqué la fermeture des agences immobilières, pour autant l’activité ne s’est pas complètement éteinte. Les professionnels de l’immobilier ont d’abord permis à toutes les démarches démarrées avant le 17 mars, d’aboutir. Et puis quelques visites ont pu être organisées virtuellement, des signatures dématérialisées ont pu être réalisées. Même le service de location a pu continuer doucement, quand cela était nécessaire, grâce à une organisation toute particulière. Franck Maussion est président de la chambre FNAIM de Bretagne :

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"L’activité locative ne s’était pas complètement arrêté puisque on autorisait, par des attestations de déménagement, les gens à déménager. Ils déposaient les clés, on attendait 48H, et à ce moment-là, on entérinait les états des lieus de sortie et on libérait l’engagement du locataire. Par contre maintenant, c’est parti ! Quand on a su la date de déconfinement, on a eu un raz-de-marée téléphonique de concrétisation de rendez-vous, de départs… De projets, quoi."

Le marché tel qu'il était, avant le confinement

Une activité, en sourdine pendant 2 mois, mais qui reprend rapidement son rythme aujourd'hui ; C'est un soulagement pour les nombreuses agences, mais également pour toute la filière de l’immobilier.

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"Il y a un truc incroyable, c’est qu’aujourd’hui on n’est pas le 19 mai, on est le 19 mars. Ce sont tous les clients, prospects, location ou vente qui avaient des projets déjà avant, ils sont revenus immédiatement. C’était une pause. Ceux qui avaient des projets déjà établis, ils sont revenus immédiatement. Et ça, c’est assez impressionnant. C’est même enthousiasmant pour nous. Achat, vente, location, voire estimation. Les gens sont revenus sur leurs projets."

La maison avec jardin, nouvel Eldorado

Ou en ont même de nouveaux. La crise sanitaire et le confinement ont ouvert les yeux de nombreux citadins, en particulier de la région parisienne, désormais avides de nature et d’espace, quitte à s’exiler à la campagne. Et la Bretagne semble répondre en partie à ces nouveaux besoins.

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"J’ai interpellé mes collègues là-dessus et effectivement, certains sur la côte, Saint-Brieuc, Saint-Malo, m’ont dit qu’ils avaient un regain d’activité et d’interrogations sur des biens en campagne ou en bord de côte, surtout sur des biens qui étaient à proximité des gares. Alors maintenant, il faut qu’il y ait aussi concrétisation puisque les gens avaient le temps d’aller voir les biens sur internet."

MAISON BRETAGNE.jpg (143 KB)

Ni hausse, ni baisse

L’inquiétude repose désormais sur les prix. Si les dernières crises avaient pu avoir un effet négatif sur les tarifs des biens immobiliers, aujourd’hui la tendance est plutôt stable et rassurante.

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"Sur les prix, on observe pourtant une très forte dynamique de reprise, et c’est le statut quo. Ni à la baisse, ni à la hausse. Les mandats qui étaient initiés, on les a repris à la vente au prix d’avant le confinement pour l’estimation. Et ce qu’on a vendu c’est ni parti à la casse, ni à la hausse. La vraie question pour nous elle est en macro économie, cet hiver, quand il y aura de la casse économique, ça peut entraîner des difficultés sur l’immobilier."

Pas de remontée spectaculaire des taux d’emprunt non plus pour l’instant, les conditions sont donc toujours favorables au marché immobilier. Les visites ont repris avec des protocoles sanitaires adaptés, les clients sont désormais invités à s’équiper d’un masque et de gel hydroalcoolique.