Le lycée Leloup-Bouhier à Nantes évacué

2 août 2018 à 6h44 par Dolorès CHARLES

Les migrants s'étaient installés dans cet établissement fermé, après leur évacuation du square Daviais le 23 juillet dernier.

HIT WEST

A Nantes, l’évacuation ce matin du squat de migrants dans le lycée Leloup-Bouhier. Les migrants s’étaient installés dans cet établissement fermé, après leur évacuation du square Daviais le 23 juillet. Seule une centaine de migrants sur 400 avait été relogée le 23 juillet. Le lycée devait depuis lundi faire l'objet de travaux, notamment de désamiantage.

[communiqué de la Ville de Nantes]

"Lundi 23 juillet au matin, le campement du square Daviais a été démantelé à la suite de la requête déposée par la préfète des Pays-de-la-Loire. 147 personnes, les plus vulnérables, ont pu se voir proposer un hébergement à cette occasion. Ce même lundi en fin de journée, des personnes ont
pénétré par effraction dans le lycée Leloup-Bouhier pour y installer des personnes sans solution au terme de l’occupation du square Daviais. Des dégradations ont été commises.

Aïcha Bassal, adjointe au maire, s’est immédiatement rendue sur place pour dialoguer avec les personnes présentes. « Si les conditions d’accueil et de séjour des populations migrantes sur le territoire français relèvent en effet de la compétence pleine et entière de l’État, la Ville de Nantes, en
responsabilité, intervient de façon volontariste, à son niveau, pour répondre à la situation d’urgence humanitaire et sanitaire. Plus de 500 personnes migrantes sont actuellement hébergées directement ou indirectement par la Ville de Nantes. Toutefois, il est impossible que le lycée Leloup-Bouhier, qui fait actuellement l’objet de travaux en vue de sa transformation en école, soit occupé. La Ville de Nantes doit ouvrir cette nouvelle école à la rentrée 2020, les travaux prévus doivent pouvoir se dérouler selon le calendrier prévu », a-t-elle précisé.

Situé dans le quartier Dervallières – Zola, l’ancien lycée Leloup-Bouhier va être restructuré pour se transformer en une école d’une capacité de 5 classes maternelles et 8 classes élémentaires. Ce projet d’école été voté au dernier conseil municipal en juin dans le cadre de la mise en œuvre du schéma directeur des écoles de la ville. Des travaux de désamiantage et de destruction doivent démarrer ce lundi 30 juillet. Ces travaux sont absolument incompatibles avec une occupation du site, même partielle.

Lundi 30 juillet, un huissier est venu signifier officiellement que les occupants devaient quitter les lieux. Ce matin, les forces de l'ordre sont intervenues. La Ville de Nantes se mobilise autour des deux principes d’humanité et de responsabilité, et ce, bien au-delà de ses propres compétences, aux cotés des associations et des citoyens fortement mobilisés. Elle en appelle à une réponse collective et à une mobilisation à tous les niveaux, européen, national, régional et local pour des solutions durables et dignes. Elle ne peut pour autant accepter aucune nouvelle occupation sauvage de bâtiment municipaux, notamment lorsqu’ils sont destinés à une mission de service public social ou éducatif."