La Vendée aura bien sa crèche de Noël

9 octobre 2017 à 5h51 par Dolorès CHARLES

Le département de Vendée va pourvoir sortir ses santons et son étable.

HIT WEST
Crédit: Dolorès Charles

La cour administrative d'appel de Nantes vient d’autoriser le département de Vendée à installer temporairement sa crèche de Noël. La Cour parle d'un "usage local" qui n'est pas contraire au principe de laïcité. Elle suit donc le Conseil d’Etat et rejette la requête de l’association qui avait entrepris cette démarche judiciaire en septembre 2014. Une décision dont se réjouit l’ancien président de région (LR) Bruno Retailleau. Le sénateur de Vendée estime que « la Cour met un point final à une fausse polémique, qui ne doit plus nous détourner des vrais combats pour la laïcité . »

Le communiqué de Bruno Retailleau

"La Cour Administrative d’Appel de Nantes vient de donner raison au Département de la Vendée qui chaque année à l’occasion des fêtes de Noël, installe une crèche dans le hall du Conseil départemental.
La Cour suit en cela l’avis du Conseil d’Etat qui considère que l’installation d’une crèche dans l’espace public ne va pas à l’encontre du principe de laïcité dès lors qu’elle correspond à un usage local et qu’elle présente un caractère culturel ou festif.
Je me réjouis de cette décision de bon sens qui permet de ne pas faire du principe de laïcité un principe d’absurdité, en distinguant ce qui relève du domaine cultuel et ce qui appartient désormais au domaine culturel, ce qui est le cas de la crèche de Noël.
En privilégiant une laïcité apaisée, respectueuse des traditions auxquelles nos concitoyens sont attachés, la Cour met un point final à une fausse polémique qui ne doit plus nous détourner des vrais combats pour la laïcité que nous devons mener. "

Dieudonné ne touchera rien

La Cour administrative d'appel de Nantes vient de confirmer le rejet d'une requête en indemnisation. L’humoriste réclamait 1,3 million d'euros à l'Etat, après l'interdiction de son spectacle "Le Mur" en janvier 2014 au Zénith de Saint-Herblain. Motif de la requête, une atteinte à la liberté d'expression.