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La folle notoriété du Vendée Globe !

16 mars 2021 à 09h18 Par Dolorès CHARLES
Crédit photo : Podium @vendeeglobe

Le Vendée Globe : retour sur la neuvième édition au départ et à l’arrivée des Sables et remportée par Yannick Bestaven sur Maître Coq. A l’occasion de la conférence du bilan hier, les organisateurs ont parlé d’une édition exceptionnelle en termes médiatiques surtout.

« Une édition hors du commun déjà sur le plan sportif, avec 76% des skippers arrivants - 25 au total, et en effet le Vendée Globe a connu une vague d’audiences boostées par l’image positive de la course au large :l l’Everest des mers a enregistré 1,3 million de visiteurs en plus sur son site internet et ses applications mobiles (11 millions au total). Le Vendée Globe marqué par le sauvetage de Kevin Escoffier par Jean Le Cam a connu aussi de fortes retombées médiatiques : 193 000 sujets en France tous médias confondus, soit une augmentation de 329% ! 66 % de nos compatriotes ont suivi la course contre 52 en 2016, et sa notoriété est plus forte que jamais, 96% des Français connaissent aujourd’hui le Vendée Globe ! »

[Dolorès Charles]

Vivement 2024, en attendant la remise des trophées doit se tenir le 22 mai aux Sables d’Olonne. Quant au Village du VG, il a reçu en dépit du contexte sanitaire contraignant 200 000 visiteurs en 13 jours… Près de 60% d’entre eux sont issus de départements autres que la Vendée.

COMMUNIQUE

"Si le record de l’épreuve n’a pas été battu, cette édition a enregistré les records de participation, tant au départ avec le plus grand nombre de candidats (37 vs 34 en 2016), de partants (33 vs 30 en 2008) et de partantes (6 femmes vs 2 en 2012), qu’à l’arrivée avec le plus grand nombre d’arrivants : 25 en course et 2 hors-course. À noter également le record féminin de l’épreuve, battu par Clarisse Crémer en 87j 02h 24m 25s, soit 7 jours de mieux qu’Ellen MacArthur en 2001.

LA MÉTÉO GOMME LES ÉCARTS ENTRE LES GÉNÉRATIONS

"Expérimentaux il y a quatre ans, les foils étaient attendus, redoutés, et les derniers-nés de la flotte IMOCA promettaient d’aller encore plus vite qu’il y a quatre ans. La démonstration est faite, mais elle n’a pas été éclatante. Les foils de dernière génération ont montré une partie de leur efficacité : Charlie Dalin a été le premier sur la ligne d’arrivée, et Thomas Ruyant a terminé 4e, avant que les compensations de temps attribuées aux sauveteurs de Kevin Escoffier soient appliquées. Ces deux skippers d’IMOCA dernière génération ont pourtant eu des problèmes avec leur foil bâbord rapidement inutilisable. Sur les portions de la course où ils ont pu s’appuyer sur leur foil valide, dans des conditions de navigation propices, ces nouveaux foilers ont été très efficaces.

Mais la fiabilisation de tels bateaux est une question de temps : quelques foilers de dernière génération ont abandonné (Nicolas Troussel – Corum L'Epargne, sur le seul démâtage de cette édition, Sébastien Simon - Arkéa Paprec, après un choc avec un OFNI et Alex Thomson - HUGO BOSS, pour divers problèmes de structure) et certains ont connu des problèmes qui les ont éloignés de la course à la victoire (L’Occitane en Provence d’Armel Tripon, DMG Mori de Kojiro Shiraishi et Charal de Jérémie Beyou, qui a été contraint de revenir aux Sables pour réparer et qui est reparti 9 jours après les autres).

La navigation en haute mer avec des foils reste le sujet de beaucoup de développements à venir et d’expérimentations. Le Vendée Globe qui vient de s’achever donnera aux architectes de formidables retours d’expérience.
Les bateaux d’ancienne génération ont quant à eux prouvé qu’ils savaient très bien naviguer, et c’est pourquoi les équipes techniques qui avaient bien préparé leurs bateaux à dérives droites ont pu surnager dans le top 10.
Il y a plus que jamais de la place dans le Vendée Globe pour les projets sportifs moins dotés, mais bien fiabilisés.
Ce qui est notable, c’est que dans le contexte météo, qui a proposé une étonnante succession de phénomènes qui ont ralenti la course (la session de près en tout début de course, la tempête Théta au Cap-Vert, l’anticyclone de Sainte-Hélène décalé dans l’Atlantique Sud, des zones de calmes dans les mers du Sud et des angles au vent inhabituels dans les dépressions), les bateaux d’ancienne génération ont trouvé l’occasion de prouver la valeur d’IMOCA totalement fiabilisés.
Cela se voit par le plus faible taux d’abandons – seulement 24% (vs 37% avec 9 abandons sur 24 partants en 2000) - et par la position des bateaux des générations 2016 et même 2008 au classement final.

Ces bateaux plus anciens dont les skippers ont pu tirer le plein potentiel et ainsi limiter la distance réelle parcourue ont animé la tête de course :
• Sur un bateau à foils de 2016, Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) gagne le Vendée Globe.
• Louis Burton, sur Bureau Vallée 2, l’ex-Banque Populaire d’Armel Le Cléac’h vainqueur en 2016, prend la 3e place
• Jean Le Cam, grâce à son Yes We Cam à dérives droites de 2008, prend la 4e place
• Boris Herrmann, avec SeaExplorer – Yacht Club de Monaco, un bateau de 2016 à foils, aurait terminé sur le podium du Vendée Globe s’il n’avait pas touché un bateau de pêche à l’arrivée
• Enfin Damien Seguin, premier skipper en situation de handicap de l’histoire de la course, avec son IMOCA à dérives droites de 2008, a pris une formidable 7e place, devant le foiler de première génération de Giancarlo Pedote, et les bateaux à dérives droites de Benjamin Dutreux et Maxime Sorel, 10e.

On savait que le plateau sportif de cette 9e édition était dense, il a démontré tout son potentiel en mettant en lumière la diversité des projets sportifs et des profils des skippers.
Dans le top 10, on compte 2 foilers de dernière génération, 4 foilers de la génération précédente, et 4 bateaux à dérives droites.
Pour regarder autrement le top 10, on constate que six bizuths y figurent (Charlie Dalin, Benjamin Dutreux, Boris Herrmann, Giancarlo Pedote, Damien Seguin et Maxime Sorel), que le vainqueur et le sixième jouaient leur deuxième Vendée Globe, et qu’ils l’ont terminé pour la première fois ; et que deux marins très expérimentés ont performé : Louis Burton avec son podium après une course très riche en rebondissements, et Jean le Cam, qui termine 4e, à 61 ans, son 5e Vendée Globe.

UN FINISH INCROYABLE, DES VALEURS ET UNE INTERNATIONALISATION CONFIRMÉES

Autre ligne au bilan : le sauvetage de Kevin Escoffier par Jean Le Cam, avec l’assistance de Yannick Bestaven, Boris Herrmann et Sébastien Simon a joué un rôle imposant sur le classement final.
Si celui-ci a contribué à créer un dénouement et un suspense aussi incroyable avec l’arrivée de 8 skippers en 24 heures, dont certains bénéficiaient de temps compensés, il a aussi et surtout démontré l’évident, avec le secours et la solidarité que chacun doit aux autres, en mer comme à terre.
Enfin, le Vendée Globe prouve qu’il peut sourire aux skippers internationaux : Boris Herrmann, 5e, est le premier finisher allemand. Le Japonais Kojiro Shiraishi, 16e, est le premier skipper asiatique à boucler le Vendée Globe ; et le Finlandais Ari Huusela, 25e, est le premier marin nordique à boucler la grande et belle boucle."

BILAN COMMUNICATION : TOUS LES INDICATEURS À LA HAUSSE !

Chaque année, le Vendée Globe se met pour défi de conquérir plus de supporters afin de partager plus encore les valeurs du tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance, et ce n’était pas une mince affaire pour cette 9e édition : 2016-2017 avait été une formidable cuvée.

UN SITE ET DES APPLIS QUI BATTENT TOUS LES RECORDS !

Par rapport à la 8e édition, le Vendée Globe a enregistré 1,3 million de visiteurs en plus sur son site Internet et sur ses applications mobiles (11 millions d’utilisateurs vs 9.7 millions en 2016). Les audiences ont considérablement accru ces mêmes site Internet et applis :
• Les visiteurs sont venus plus souvent : + 33% de visites par rapport à 2016 (115,6 millions de visites vs 87 millions en 2016) ;
• Ils ont consulté plus de pages : + 32% de pages vues par rapport à 2016 (452 millions de pages vues vs 343 millions en 2016) ;
• Ils sont restés plus longtemps : + 24% de durée moyenne de session (4 min et 25 sec vs 3min33 en 2016).

UN JEU VIRTUEL QUI DÉPASSE LES ATTENTES

La course virtuelle organisée par Virtual Regatta a bénéficié de cet engouement et a enregistré plus d’un million de joueurs (1 068 908), soit plus du double (+ 135%) d’il y a quatre ans (456 000 joueurs en 2016).
Bien que le jeu ait enregistré 25% de joueurs venus de l’étranger - dont une très forte proportion venue d’Allemagne et du Royaume-Uni - c’est un Français qui s’est imposé cette année (Jean-Claude Goudon), en établissant un nouveau record (69 jours 22 heures et 16 minutes).
A noter enfin que 4 471 classes ont participé au jeu, soit 111 775 élèves, ce qui place le jeu virtuel comme un réel support pédagogique.

EXPLOSION DES VIDÉOS !

115 millions de vidéos vues en cumulé (vs 71 M en 2016) : + 44 millions de vues !
• 63 millions de vidéos vues sur Dailymotion (vs 24,7 M en 2016)
• 31,5 millions de vidéos vues sur YouTube (vs 4,6 M en 2016)
• 18 millions de vidéos vues sur Facebook (vs 41 M en 2016)
• 2,5 millions de vidéos vues sur Instagram (pas de vidéos en 2016)

+54% D’AUDIENCE DES ÉMISSIONS !

20 millions de vues en cumulé pour les émissions sur les plateformes du Vendée Globe (vs 13 Millions en 2016) ;
Une émission également diffusée sur Infosport+ (soit plus de 36 heures de diffusion).

UNE COMMUNAUTÉ DE FANS PLUS QUE DOUBLÉE !

• 985 000 fans en cumulé ! (vs 419 800 en 2016) : + 135%
o Facebook : 350 000 fans (vs 264 000 en 2016)
o Twitter : 107 000 followers (vs 54 000 en 2016)
o Instagram : 200 000 abonnés (vs 23 800 en 2016)
o Linkedin : 14 000 abonnés (création en 2020)
o Youtube : 114 000 abonnés (vs 12 000 en 2016)
o Newsletter : 200 000 abonnés (vs 66 000 en 2016)

DES RETOMBÉES MÉDIATIQUES EXCEPTIONNELLES !

Les retombées média ont été fabuleuses, elles aussi, malgré plusieurs éléments contextuels pas simples à contrer. En effet, le Vendée Globe face au Covid-19 a pris une très grande place dans l’actualité depuis mars dernier. Et puis il y a eu les élections américaines, qui se sont également étirées sur tout le mois de janvier de manière exceptionnelle. Malgré ces éléments, le Vendée Globe a occupé une place à part dans l’actualité. Beaucoup ont découvert les vertus de la course au large, de ses acteurs et de l’événement.

• 190 pays couverts sur les 5 continents (identique à 2016) ;
• 118 chaînes (vs 97 en 2016), soit une augmentation de 22%, et parmi elles 67 chaînes sont à accès gratuit, ce qui représente 57% du total des chaînes (vs 46% en 2016-17) ;
• Direct Départ : 41 chaînes (vs 33 en 2016) : + 24 %
• Direct Arrivée : 38 chaînes (vs 28 en 2017) : + 36 %

Au total 193 000 sujets, tous médias français confondus, soit +329% ! Cela représente :
• 269 millions d’euros d’équivalent publicitaire (vs 198 millions en 2016), soit +35%
• 4.28 milliards de contacts touchés
• 66,7 % des Français ont suivi le Vendée Globe (vs 52% en 2016) : + 14,7% vs 2016 !

La notoriété du Vendée Globe est plus forte que jamais :
• 95,6% des Français connaissent le Vendée Globe (vs 87% en 2016) : + 8,6 points vs 2016.