L'image du jour : Il s'appelait Omar

7 octobre 2019 à 3h29 par Mathieu LOPINOT

Ce jeune homme de 30 ans est né à Khartoum, au Soudan. Il a vécu à Tiné, un village situé à la frontière entre le Tchad et le Soudan, il vivait là-bas avec sa femme et leurs en 2 enfants. Omar est mort dans sa tente, plantée aux abords du gymnase Jeanne-Bernard de Saint-Herblain jeudi 3 octobre, une tente bricolée de planches et de bâches.

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L'image du jour : Il s'appelait Omar
Crédit: Presse Océan

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Omar a fait des études dans son pays, bac + 4 en langues étrangères il parlait plutôt bien le français d’ailleurs. Il aimait le sport, il pratiquait le volley. Ce jeune homme de 30 ans avait 2 enfants, une fille et un garçon de 12 et 8 ans et demi. Omar a été obligé de fuir son pays il y a 5 ans avec son cousin, tous les deux étaient accusés par le gouvernement tchadien d’appartenir à un groupe de rebelles. Omar a fait 2 ans de prison et une fois sorti il a pris la direction de l’Europe. Le jeune homme rêvait d’atteindre l’Angleterre où il voulait être enseignant. Le périple n’a pas été de tous repos plutôt une longue course à la survie. Omar a parcouru la Lybie, l’Italie entre les deux, la traversée de la méditerranée puis la France, pour atterrir à Nantes.

Omar, c’est le jeune réfugié retrouvé mort jeudi dernier dans le gymnase Jeanne-Bernard à st Herblain. Il aurait fait une crise cardiaque. Omar, qui avait le statut de demandeur d’asile, vivait à Nantes depuis un peu plus d’un an et il dormait dans ce squat depuis 8 mois, avec 800 autres migrants dans des conditions déplorables. Il est mort dans sa tente, plantée aux abords du gymnase, une tente bricolée de planches et de bâches. Un jeune homme qui a eu le courage de fuir son pays pour espérer le meilleur ailleurs. Tout ce périple, laisser sa famille, des milliers de kilomètres parcourus, traverser une partie de l’Afrique et la méditerranéen surtout, et finalement mourir à Nantes, dans une grande ville d’Europe de l’ouest, parce qu’il a été laissé avec tous les autres dans des conditions sanitaires affreuses. il s’appelait Omar, comme titrait presse Océan ce week end.