L'affaire Navalny / Yves Rocher

11 février 2021 à 11h30 - Modifié : 11 février 2021 à 11h46 par Dolorès CHARLES

HIT WEST
Crédit: Alexeï Navalny

Quand une affaire russe prend son origine en Bretagne, c'est l'affaire Alexeï Navalny.

En Russie le principal opposant russe s’appelle Alexeï Navalny, il a été condamné en début de mois à de la prison ferme pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire. Cette affaire prend sa source à la Gacilly, plus précisément au siège du groupe Yves-Rocher, le fabricant de cosmétiques installé sur la commune bretonne de La Gacilly. La page Facebook d’Yves Rocher en atteste : au milieu des commentaires sur les affaires de peau desséchée, des internautes accusent Yves-Rocher d’être à l’origine de l’incarcération de l’opposant à Vladimir Poutine. Les explications de Cédric Mané :

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"L’histoire démarre en 2012, avec la filiale russe d’Yves-Rocher dont sont actionnaires les frères Navalny. Suite à un conflit, le directeur de cette filiale porte plainte et Alexeï Navalny est condamné (pour le détournement de 26 millions de roubles, au détriment de la filiale). Il est assigné à résidence en Russie mais malgré cela, l’opposant à Poutine part en Allemagne se soigner de la tentative d’empoisonnement dont il a été victime. Il sera condamné à trois ans et demi de prison ferme. Un jugement prononcé début février.

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Aujourd’hui Yves Rocher a retiré sa plainte mais cela n’a pas freiné le processus judiciaire. L'entreprise morbihannaise indique « ne pas vouloir être instrumentalisée à des fins politiques.» Pourtant, l’avocat français de l’opposant russe indique au journal du soir Le Monde que Yves Rocher ne pouvait ignorer que cette affaire "serait un prétexte providentiel comme moyen de criminalisation politique d’Alexeï Navalny".