Kaps ou la colocation nantaise solidaire

2 octobre 2018 à 2h18 par Dolorès CHARLES

Reportage ce matin sur Hit West sur le concept KAPS, un projet qui date de 2012 et qui marche notamment dans le quartier de Bellevue à Nantes. Par ailleurs, la région Pays de la Loire connaît un fort dynamisme de mises en chantier et de construction de logements.

HIT WEST
Maud, Loïs et Eve, avec Milky à Bellevue
Crédit: Alexis Bédu

Pas toujours évident de se loger quand on est étudiant ou jeune actif... A Nantes, des solutions sont proposées, notamment par l'AFEV – l’Association de la Fondation étudiante pour la Ville - qui a mis en place depuis 2012 le projet "Kaps". Il permet aux jeunes de 18-30 ans de se mettre en colocation dans des appartements à petits prix, à condition de créer des projets solidaires pour le quartier. Alexis Bédu a rencontré Loïs, Maud et Eve en coloc’ depuis deux ans à Bellevue.

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« Un spacieux T4 pour 150 euros par personne. C'était une aubaine à ne pas louper pour Eve la benjamine de la coloc. « Avant de venir en colocation Kaps, je payais 450 euros toute seule, ce n'était pas une situation satisfaisante. Là, l'occasion se présenter : on bénéficie d'un loyer modeste mais aussi d'un cadre de vie intéressant et serein ».
De cette colocation est né un projet. A Bellevue, ils ont créé avec les habitants un atelier de création de mobiliers avec de la récup' d'encombrants. Au delà de l'attrait financier de la coloc Kaps il y a le projet de vie, nous dit Loïs : « C'est se dire : « on va vivre avec des inconnus en colocation, il est possible que ça se passe mal ». Nous, ça a été tout le contraire, ça s'est passé idéalement. On apporte chacun nos compétences respectives mais aussi notre joie de vivre, nos caractères... c'est une petite famille maintenant, un petit cocon ».
Un petit cocon avec la quatrième coloc : la chienne Mily  « Elle n'a pas eu le choix en arrivant dans la colocation. Mais on a aussi une tortue : Raffaella. On accueille tout le monde. C'est le partage que l'on aime »
Mily vient même aux ateliers hebdomadaires de création de meuble. Pour Raffaella... ça attendra :-) »

Au total, la Ville de Nantes compte 23 appartements Kaps qui sont occupés par 69 personnes.

Des logements angevins recevront la visite d'un enquêteur de l'Insee d’ici le mois de mai prochain, dans le cadre d'une étude menée par l’INSEE sur les conditions de travail en France. 34500 logements consultés partout en France au total. La participation à l'enquête est obligatoire.

Ça se construit de plus en plus…

La Dréal note un fort dynamisme des mises en chantier de maisons sur les Pays de la Loire… Depuis le début de l'année, 27 600 logements ont été mis en chantier, soit une augmentation de 5,3 % sur un an, contre +3 % en France. La croissance est tirée par la Vendée (+ 20,4 %) et le Maine et Loire (+ 25,3 %).

[Fort dynamisme des mises en chantier de maisons sur la région]

"Entre septembre 2017 et août 2018 en Pays de la Loire, 29 600 logements ont été autorisés, un volume stable par rapport au 12 mois précédents. Depuis le début de l'année 2018, les autorisations semblent ainsi se stabiliser autour d'un palier à 30 000 autorisations par an. Sur la même période, 27 600 logements ont été mis en chantier, soit une augmentation de 5,3 % sur un an. Le nombre de mises en chantier continue d'augmenter fortement, à un rythme nettement supérieur à celui observé sur l'ensemble de la France (+3 %).

La croissance des autorisations est très forte en Vendée (+ 12,3 %) et dans le Maine-et-Loire (+ 9,5 %). La Loire-Atlantique connait à l'inverse une baisse importante du nombre de permis autorisés sur la période (- 8,1 %). La croissance des autorisations concerne dorénavant uniquement les logements collectifs puisque les autorisations de logements individuels ont baissé de plus de 8 % sur un an.

La croissance des mises en chantier est elle tirée par la Vendée (+ 20,4 %) et le Maine et Loire (+ 25,3 %). A l'inverse des autorisaitons, c'est la croissance des mises en chantier de logements individuels (+ 7,8 %) et les logements individuels groupés (+ 16,7 %) qui explique la hausse régionale."