Pays de la Loire

Il faut se méfier du moustique tigre !

04 septembre 2019 à 13h59 Par Dolorès CHARLES
Moustique tigre

Le moustique tigre (Aedes Albopictus) a été repéré dans deux communes du Maine-et-Loire et aussi en Vendée, dans l'Ouest. Le niveau 1 du plan de lutte contre la dissémination de la dengue, etc. est activé dans ces deux départements.

Méfiez-vous du Moustique Tigre ! Originaire d'Asie, il est implanté et actif dans une cinquantaine de départements en France, surtout dans le Sud mais aussi dans l’Ouest, particulièrement sur la période avril / octobre (quand la température est au dessus de 14°). En Vendée comme dans le Maine et Loire, l’insecte est sous surveillance. Le niveau 1 du plan national de lutte contre la dissémination de la dengue, du zika et du chikungunya est activé… Cela signifie que l’insecte est implanté, mais qu’aucune épidémie n’a été constatée. Le Département de Maine-et-Loire où l’insecte a été repéré à Trélazé notamment, appelle à la vigilance, mais faut-il encore savoir comment reconnait-on un moustique tigre ? Thierry Lequeux, responsable du laboratoire santé animale et technicien chez Inovalys, qui lutte contre la dissémination de l’insecte, avec Dolorès Charles.

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"Le moustique tigre qu'on devrait plutôt appeler le moustique zèbre, puisqu'il est rayé noir et blanc, il est d'une petite taille, il fait moins de 5 mm... Il a des pattes zébrées noires et blanches, et une ligne sur le thorax et sur la tête, qui est très caractéristique, une ligne blanche... Ce sont des déclarations citoyennes et il a été signalé à Trélazé (et dans le Saumurois)."

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Pour la surveillance et la lutte contre la dissémination du moustique tigre, le Maine-et-Loire a missionné le laboratoire Inovalys et cela se traduit par la mise en place de pièges pondoirs.

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"Ces pièges pondoirs, ce sont tout simplement un seau d'eau, sur lequel flotte un petit carré de polystyrène extrulé. En fait, le moustique tigre a la particularité de pondre dans des touts petits volumes d'eau, et de pondre là où il y a beaucoup de contraste. Il va pondre ses oeufs sur le polystyrène, à la limite eau / air, en espérant que l'eau monte puisque pour l'éclosion des oeufs il faut que l'oeuf se trouve immergé, et là le polystyrène monte l'oeuf ne va pas éclore, et nous tous les mois on récupère le petit morceau de polystyrène et on l'observe au microscope, ou à la loupe."

Pas de coupelles d'eau en extérieur

Il y a des mesures de prévention à destination du public, Thierry Lequeux, technicien chez Inovalys.

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"Il faut déjà détruire les gites larvaires ... et ne pas laisser les jouets d'enfants dehors, des seaux... Les coupelles qui sont sous les pots de fleurs, il faudrait les remplir de sable par exemple pour empêcher le moustique tigre de pondre... ou recouvrir les grands réservoirs d'eau par des moustiquaires..."

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Plus de 150 000 euros sont consacrés chaque année à la surveillance et à la lutte contre la dissémination du moustique tigre. Les risques de contamination à l’humain sont assez faibles puisqu’il n’est pas porteur des virus. Il le devient uniquement s’il a piqué, avant une personne infectée.

Le laboratoire Inovalys

"Depuis le 1er avril 2014, les laboratoires départementaux du Maine-et-Loire (Anjou Laboratoire), de Loire Atlantique (Institut d'analyses et de conseil) et de la Sarthe (Laboratoire départemental) se sont regroupés pour former Inovalys.
Inovalys réalise des prestations pour les acteurs publics et privés. Ses compétences scientifiques et techniques reconnues s’exercent dans les domaines tels que la qualité et sécurité des aliments et de l’eau, la santé animale, l’agriculture, l’oenologie, l’agroalimentaire et l’environnement.
Dix personnes interviennent autour du moustique-tigre dans notre département
320 scientifiques réalisent chaque année plus de 2 millions d’analyses pour le compte de 15 000 clients, au sein de l'un des plus grands laboratoires publics de France.
Particulièrement sollicité pendant les crises sanitaires, le laboratoire est donc en charge de la gestion du moustique-tigre dans le Maine-et-Loire. Huit techniciens et deux cadres ont été formés à la pose de pièges pondoirs et à l’identification de l’insecte (oeufs, larves, adultes)."