Energy Observer en escale à Nantes

11 septembre 2017 à 13h11 par Katell LAGRE

Après Cherbourg et avant Bordeaux, l'Energy Observer est à Nantes, jusqu'au week end prochain.

HIT WEST
Crédit: Charlotte David

Transformé à Saint Malo, bardé de 130 m2 de panneaux solaires, de deux éoliennes et d’une pile à combustible, l’ancien catamaran avec lequel Peter Blake a remporté le Trophée Jules Verne en 1994, a entamé cet été un tour du monde pour promouvoir et étudier les énergies renouvelables. Vrai laboratoire flottant, le bateau écolo fonctionne à la fois au solaire, à l’éolien et à l’hydrolien, et il est capable de produire son propre hydrogène à partir de l’eau de mer. Une alternative aux énergies fossiles, considérées comme responsables du réchauffement climatique en général, et des océans en particulier.

Pour certains experts, les cyclones et les ouragans comme Irma seraient de plus en plus intenses à cause de ce réchauffement. Un sujet de la transition énergétique plus que jamais d’actualité, estime le capitaine de l’Energy Observer, Victorien Erussard, avec Charlotte David.

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« Le coût de l’électricité via les énergies fossiles, c’est pas cher, alors que les énergies renouvelables, c’est plus cher. On croit faire une économie, mais c’est faux : suite à Irma, on est à plus d’un milliard de dégâts, donc au final, ça va coûter très très cher. Est-ce qu’il ne faudrait mieux pas payer une énergie un peu plus cher, mais qui n’émet pas de gaz à effet de serre, et donc qui limite le réchauffement climatique ? Si on ne change pas de modèle maintenant, c’est dangereux pour l’humanité ».

Vous l’aurez compris : c’est précisément grâce à un mix énergétique que fonctionne ce navire. Ecoutez les précisions du capitaine de l’Energy Observer, Victorien Erussard.

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« Ce modèle énergétique est basé sur la mixité, avec différentes sources d’énergies renouvelables : l’éolien, le solaire, l’hydrolien, qui nous servent à alimenter nos moteurs électriques. Une fois que nos batteries sont pleines, on a toute une chaîne de production d’hydrogène, que l’on produit à partir d’eau de mer. Lorsqu’elle passe dans notre pile à combustible, on convertit cette énergie en électricité. L’hydrogène est un formidable moyen pour pallier l’intermittence énergétique. Qu’est-ce qu’on fait quand il n’y a pas de soleil, pas de vent, quand il fait nuit ? On a l’hydrogène, qui est en quelque sorte un prolongateur d’autonomie ».

La mission d'Energy Observer doit durer six ans et elle n’est pas que scientifique, explique le capitaine de l’Energy Observer, Victorien Erussard. On pourra suivre ses aventures, même quand il aura quitté Nantes.

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« On est une mission scientifique, mais pas seulement : Energy Observer va devenir, petit à petit, un média pour la planète : on va produire nos propres contenus audiovisuels, et on va alimenter nos contenus web et réseaux sociaux avec des solutions innovantes sur le thème du développement durable. De l’actu positive et inspirante pour un futur durable ».

L’Energy Observer est amarré en face du Maillé-Brézé jusqu’à dimanche. Pas de visite à bord mais une expo sur le projet, parc des Chantiers, avec une visite via un casque de réalité virtuelle.

Toutes les infos sur le projet : www.energy-observer.org

Reportage de Charlotte David.