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En ville, les commerces ont ouvert... Prudemment

14 mai 2020 à 08h49 Par Emilie PLANTARD
Crédit photo : @hit west

Depuis le 11 mai, les commerces non alimentaires sont de nouveau autorisés à accueillir leurs clients, censés se plier aux mesures d’hygiène.

Enfin ! Les rues commerçantes des centres-villes reprennent doucement vie depuis lundi 11 mai. Ce n’est pas encore la foule devant les vitrines, mais certains attendaient ça depuis longtemps, côté clients, mais aussi et surtout du côté des commerçants eux-mêmes. Tous se retrouvent avec plaisir, même si les conditions ont quelque peu changé… A Nantes, un reportage d’Emilie plantard avec Julien, de House of California, Sophie, de la Fiancée du Mékong, Yoann, de Sacrés français, Marlène, de Ping Pong

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"Ça va, les clients sont plutôt au rendez-vous, je pense que c’est l’euphorie, ça leur permet de se sociabiliser un peu, ils sont assez contents de nous retrouver et nous aussi… C’est cool de rouvrir, c’est cool de retrouver les commerçants de la rue, après forcément c’est un peu particulier, on est tous masqués, une ambiance un peu étrange… On est contents de rouvrir, simplement on attend avec impatience bars et restaurants aussi, parce que c’est ce qui anime notre rue… Contente de rouvrir parce que contente de revoir du monde, de rouvrir la surface de vente, mais c’est quand même un peu anxiogène quand même et c’est beaucoup de travail !"

Assurer la sécurité sanitaire

C’est clairement du travail supplémentaire pour le personnel de vente. Chaque enseigne a organisé les règles sanitaires comme elle l’entendait : Port du masque, lavage des mains au gel hydroalcoolique, nombre de clients limité. Mais également nettoyage fréquent des surfaces de vente, mise en quarantaine des vêtements ou des chaussures… Sophie est vendeuse chez la Fiancée du Mekong, elle passe beaucoup de temps à respecter les consignes d’hygiène :

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"Déjà les gens ne rentrent que par 2 dans le magasin, ils se désinfectent les mains pour pouvoir toucher les vêtements, tout ce qui est passé et essayé, est passé à la défroisseuse. Moi je désinfecte les surfaces régulièrement, la machine à carte bleue, les poignées de porte, le mobilier… Ca génère beaucoup de manutention, mais voilà c’est au prix de la sécurité de tout le monde !"

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La boutique d'accessoires Ping Pong

On essaie ou pas ?

Chez les chausseurs, les modèles d’été ont remplacé les chaussures fermées de l’hiver. Pour autant, pas question de glisser un pied nu dans une sandale, même s’il est indispensable de tester le confort d’un soulier. La responsable de la boutique Carré Pointu est intransigeante sur ce point et les clients acceptent les nouvelles règles :

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"Ça s’est passé plutôt bien, les gens sont assez réceptifs. On a mis des mesures comme les bas à usage unique, c’est-à-dire que les clients sont obligés de mettre un petit bas, même dans des sandales et les chaussures ouvertes, ils sont obligés de mettre les bas qui sont jetés juste après. Ils sont obligés de se laver les mains, après on limite les essayages, on essaie d’aller à l’essentiel, d’aller vers le client pour voir ce dont il a besoin. Pas trop d’essayages inutiles, on essaie au maximum."

Difficile contrôle

Les consignes d’hygiène sont quasiment systématiquement affichées à l’entrée des magasins. Si les grandes enseignes peuvent les faire respecter par les agents de sécurité, c’est plus difficile de jouer les garde-fous dans les petites boutiques… A Nantes chez Carré-Pointu, Sacré Français et Ping Pong, on s’adapte :

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"Les gens sont plutôt réceptifs pour le masque, après, le respect des gestes barrières comme le gel par exemple, ils ne prennent pas toujours le pli, c’est souvent à nous d’aller vers les personnes pour mettre du gel. Ils peuvent toucher les chaussures mais à conditions qu’il y ait un lavage de mains au préalable… J’ai un commerce pour faire plaisir aux gens, pas pour leur imposer le masque ou le gel hydroalcoolique donc c’est une drôle d’ambiance. Mais bon, pas le choix… Moi je ne pense pas faire le gendarme, je pense que les gens sont avertis, après si la personne n’a pas de masque, si elle me demande un renseignement, de venir, je lui dirai non, par sécurité, mais je ne ferai pas le gendarme."

Si les clients sont encore un peu timides et hésitent à entrer dans les boutiques, tous s’accordent à reconnaître l’importance d’une vitrine sur le net. Certains ont profité du confinement pour mettre en place ou compléter leur offre digitale, indispensable en ces temps agités.