Disparus d'Orvault : le meurtrier écroué

7 mars 2017 à 4h08 par La rédaction

HIT WEST

Epilogue dans l'affaire des Disparus d'Orvault, avec la mise en examen du beau frère de Pascal et de Brigitte Troadec hier soir. La veille à Brest, Hubert Caouissin avait reconnu avoir tué les quatre membres de la famille, disparue depuis le 16 février. Un massacre, sur fond d’une vieille histoire d’héritage. Le procureur a donné hier soir un récit glaçant des faits, Charlotte David.
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"Tout a commencé dans la soirée du 16 février… Les Troadec sont chez eux à Orvault, et de l’extérieur de la maison, Hubert Caouissin les espionne… Il s’est muni d’un stéthoscope pour entendre les conversations de la famille… Puis tout le monde monte se coucher, il entre dans la maison pour s’emparer d’une clé qu’il a aperçue sur un meuble, mais les parents Troadec l’entendent et descendent, munis d’un pied de biche…. Une bagarre éclate, Hubert Caouissin arrache le pied de biche à Pascal Troadec et s’en sert pour le tuer. Suivent Brigitte, puis les deux enfants… Le beau-frère de Pascal et Brigitte, l’oncle de Sébastien et Charlotte passe la nuit sur les lieux de son crime, et rentre ensuite chez lui à Pont de Buis, dans le Finistère. Il raconte ce qu’ils s’est passé à Lydie Troadec, la sœur de Pascal. Puis il repart à Orvault le soir même, pour nettoyer la maison de fond en comble, charger les corps dans la 308 de Sébastien et rentrer à Pont de Buis. C’est là qu’il démembre, puis enterre ou brûle les corps, pour les faire disparaître. Pour expliquer son geste, Hubert Caouissin évoque un héritage mal partagé entre Lydie et son frère, une histoire de pièces d’or. Un conflit datant de cinq ou six ans qui s’est cristallisé avec une « certaine rancœur », selon les mots du procureur."

Hier soir, le procureur Pierre Sennès, a requis la détention provisoire à l’encontre du couple, et le chef d’assassinat à l’encontre d’Hubert Caouissin, laissant entendre que le crime était prémédité. S’il est retenu par les juges, le breton risque la réclusion criminelle à perpétuité. A l’encontre de Lydie Troadec, le procureur a demandé de retenir le délit de modification des lieux d’un crime, et recel de cadavre. Elle risque 3 ans de prison. Sa participation se limiterait au nettoyage et au convoyage de la voiture de Sébastien à Saint Nazaire, pour brouiller les pistes.