Des signes encourageants, mais le virus n'est pas en vacances !

10 avril 2020 à 5h43 par Dolorès CHARLES

Le confinement va durer : 25ème jour ce vendredi pour les Français dans l'attente de nouvelles annonces du Président Emmanuel Macron, qui doit prendre la parole lundi soir à la TV. L'heure n'est pas au relâchement.

HIT WEST
Crédit: Pixabay

A la veille du week-end de Pâques et des vacances de printemps pour nos Académies de Nantes et Rennes, les autorités craignent un relâchement alors que le bilan dépasse désormais les 12 000 morts du Coronavirus en France, en milieu hospitalier et dans les EHPAD. Il y a des signes encourageants : le nombre d’admissions en réanimations a diminué hier, une première depuis le début de l’épidémie. Il y avait jeudi 7 066 malades en réanimation, c’est 82 patients de moins que mercredi sur le territoire

Des signes encourageants

Cela se vérifie aussi dans la Région moins touchée que d'autres depuis le début de la crise sanitaire. Pour le Dr Pierre Blaise de l'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire, il ne faut pour autant "rien relâcher dans nos comportements". Il était l'invité du Réveil de l'West ce vendredi :

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"Il ne faut absolument pas relâcher l'effort, c'est comme si on était dans une grange qui a pris feu on a réussi à éteindre le feu, grâce aux vents qui ne soufflent plus sur la grange, il n'y a plus de nouveaux départs de feu mais au moindre coup de vent, cela peut repartir et l'absence de vent c'est le confinement... Il ne faut absolument pas ressouffler sur les braises ... "

Visite surprise ! Le chef de l’Etat Emmanuel Macron, qui doit s’exprimer lundi sur la suite du confinement entre autres, s’est rendu à Marseille hier pour rencontrer le Professeur Didier Raoult, qui défend le traitement du Covid-19 à la chloroquine.

Des essais thérapeutiques

On parle de plus en plus d'essais thérapeutiques, de tests avec des molécules menés par des biotech de l'Ouest, et puis il y a cette étude Hycovid sur les effets de la chloroquine, menée avec le CHU d'Angers et d'autres en France. Pour le Dr Pierre Blaise, il est nécessaire de rester vigilant sur la question, et d'être patient :

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"C'est dans quelque semaines je pense que l'on va pouvoir avoir des résultats, soit une molécule se dégage nettement en tête et à ce moment là, même en cours d'essai, on pourra commencer à anticiper, soit il n'y aura pas d'avantage franc, et ce seront aux experts d'en débattre et qui diront quelles alternatives (il peut y en avoir plusieurs) les alternatives thérapeutiques qui pourront être proposées... Mais il est évident que nous sommes en attente des résutats de ces études... Encore une fois, il faut qu'elles soient menées jusqu'à leur bout pour que nous puissions savoir avec un degré de certitude de type scientifique, qu'est ce qui marche ou ne marche pas, et surtout quelle stratégie thérapeutique doit être utilisée, qui doit en bénéficier, et avec quel bénéfice pour quel risque acceptable."

Interview en longueur avec Pierre, Julien et Dolorès :

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HEMARINA

Dans l'Ouest, il y a entre autres Xenothera et Hemarina... En Bretagne, le test du ver marin a été suspendu par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM). La société de Morlaix, Hemarina, le déplore mais elle aurait omis de parler d’une étude de 2011 sur des porcs qui avait engendré la mort des animaux. L’essai clinique prévoyait d’administrer du sang d’un ver marin à une dizaine de patients atteints du Covid-19.

XENOTHERA

Le député de Loire-Atlantique et ancien président de l’Assemblée Nationale, François de Rugy, a saisi le gouvernement cette semaine de la piste thérapeutique portée par la Biotech nantaise Xenothera, et sur les besoins de financement d’urgence des Biotech françaises susceptibles de développer des solutions thérapeutiques face au Covid-19. Xenothera travaille sur un traitement des infections à coronavirus depuis 2015, et aujourd’hui elle ne dispose pas des fonds nécessaires pour mener à bien le développement de ce produit, qui pourrait passer en phase clinique dès le mois de juillet. La région lui accorde une première aide de 200 000 euros.