Dernière ligne droite des vendanges

6 septembre 2017 à 13h28 par Katell LAGRE

Les vendanges dans leur dernière ligne droite dans le vignoble du muscadet, au sud de Nantes

HIT WEST
Crédit: Charlotte David

Dans le vignoble nantais, tous les vignerons n’ont pas la chance de sortir machines ou sécateurs cette année. Le coup de gel de la fin avril a été fatal dans certains secteurs, comme Clisson ou la Chapelle-Heulin. On estime que cette année la récolte devrait légèrement dépasser les 60% d'une récolte normale. Pour limiter la casse et produire quand même, les vignerons sinistrés ont été autorisés à acheter du raisin à leurs voisins plus chanceux. Ecoutez ce qu’en pense Jo Landron, vigneron bio basé à la Haye-Fouassière. Il est au micro de Charlotte David.

Jo Landron

« On a bénéficié de cette mesure l’an dernier, parce qu’on était sur des rendements catastrophiques. Je pense que c’est une très bonne mesure : le vigneron achète sa vendange, mais il peut vinifier, c'est-à-dire que même si la vendange ne lui appartient pas au départ, il peut quand même mettre sa patte dans la vinification. Et maintenir sa clientèle, qui doit en être informée. »




La profession réfléchit aussi à des solutions collectives pour investir dans les moyens qui permettent de lutter efficacement contre le gel.

Jo Landron

« Les tours anti-gel fonctionnent comme le principe des hélicoptères : il faut brasser de l’air. C’est une solution. Une autre : l’aspersion. Mais elle trouve ses limites, parce qu’il y a une consommation d’eau. Et enfin le fil chauffant : c’est quelque chose qui avait été développé après le gel de 1991. Il y a un rayonnement de chaleur qui se fait à 10-15 cm autour du fil, et qui peut protéger une partie de la récolte. Mais c’est aussi une solution coûteuse ».



Le reportage complet de Charlotte David


Les vendanges battent leur plein dans le vignoble du muscadet, au sud de Nantes. Enfin, pour les vignerons dont les parcelles ont été relativement épargnées par le coup de gel de la fin avril. On estime que cette année, la récolte devrait légèrement dépasser les 60 % d'une récolte normale. Pour la deuxième année consécutive, la quantité sera donc décevante, mais pas d’inquiétude concernant la qualité, prédisent les vignerons d’expérience, comme Jo Landron, basé à la Haye-Fouassière. Le vigneron bio cultive un domaine de 46 hectares, et les raisins sont récoltés à la main. Ecoutez le reportage de Charlotte David.

Charlotte David


"Ils coupent avec application les belles grappes de raisin… 70 coupeurs recrutés pour les vendanges : des retraités, quelques migrants, encadrés par une association d’intégration par le travail, et surtout des travailleurs roumains envoyés ici par deux groupements d’employeurs du vignoble… Elena est une habituée…
SON / « A chaque fois qu’il y a la saison du raisin, je viens ici et je travaille ici. Il est très gentil avec nous, le patron ».
Un patron qui sait qu’il a de la chance. Parce qu’elles sont situées en hauteur, la plupart de ses parcelles ont été épargnées par le gel du printemps… En termes de quantité, Jo Landron sera dans sa moyenne basse. Il est en revanche très optimiste côté qualité…
SON / « On a des équilibres dignes des grands millésimes. C’est bien connu que les années de gel, pour ceux qui ont gelé, c’est toujours triste, mais on a des millésimes de qualité ».