Bretagne

Cyclamed : On peut (encore) mieux faire

14 janvier 2020 à 18h08 Par Emilie PLANTARD
Crédit photo : Pixabay

On recycle toujours aussi bien les médicaments en France, en particulier dans l’ouest. Mais Cyclamed veut aller plus loin, en demandant aux citoyens de mieux trier les emballages.

Les chiffres 2018 sont en légère baisse, 2,31%, mais cela correspond à la baisse parallèle de vente des médicaments en France, preuve de pratiques s’améliorant sensiblement. Et si le travail de l’association Cyclamed a payé en 26 ans -8 français sur 10 rapporter leurs médicaments- il reste des progrès à accomplir, par exemple concernant les emballages. Aujourd’hui, seulement 40% des médicaments récupérés sont délestés de leurs boîtes. Or Cylamed incite à le faire depuis 2 ans. Thierry Moreau Defarges,  président de Cyclamed :

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"Il y a effectivement des efforts à faire notamment dans le tri. C’est-à-dire que nous souhaitons que les patients ne rapportent dans les officines que les médicaments, et non pas les compléments alimentaires ou autres, et séparent bien les notices et les emballages, puisqu’ils peuvent partir au tri sélectif. Nous notre idée c’est de faire de chaque citoyen des athlètes du tri puisque nous devons, chacun, être meilleur en matière de tri."

Les inhalateurs doivent être ramenés

De la même manière, Cyclamed considère qu’il faut améliorer le tri des petits inhalateurs, tels ceux destinés aux asthmatiques, qui échappent trop souvent à la collecte. Un nouveau partenariat, à grand renfort de communication, a donc été mis en place avec la Fondation du Souffle. 

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"Effectivement avec la fondation Gaïa, la fondation du souffle, on a fait cette opération qui vise à expliquer aux patients que leur spray, quand il est vide, n’est pas totalement vide. Donc la meilleur solution est de le ramener à l’officine. C’est vrai que derrière ça, on a des capsule en aluminium et certains embouts en matière plastique donc on est en train de réfléchir comment on pourrait recycler l’un par rapport à l’autre. La meilleur solution pour le moment c’est de rapporter les sprays non utilisés ou en phase de fin de traitement à la pharmacie, qui saura les prendre en charge." 

Communiquer, toujours

Les bons résultats ne doivent pas pour autant inciter Cyclamed à relâcher la pression. L’association, créée en 1993, continue donc à communiquer vers les consommateurs de médicaments, notamment via les pharmacies. 

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"Il faut faire de la répétition. On connaît bien la campagne sur les antibiotiques, « les antibiotiques ce n’est pas automatique, et bien quand cette campagne s’arrête, la consommation reprend. Nous c’est la même chose. Ce que nous voulons c’est que les citoyens français pensent à rapporter systématiquement. De ce fait, nous allons envoyer à chaque pharmacien un tampon qui va leur permettre, sur chacun des documents qu’is remettront à leurs patients, de bien mentionner qu’ils doivent rapporter ces médicaments non utilisés, en fin de traitement, à la pharmacie."

La sécurité avant tout

Cyclamed encourage à rapporter les médicaments non utilisés afin qu’ils soient pris en charge de manière sécurisée. Ainsi, pas de risque de vol dans les poubelles, ils partent tous à l’incinération lors d’un protocole stricte, une méthode moins nocive pour l’environnement et plus valorisante que l’enfouissement. 

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"Les médicaments Cyclamed sont effectivement récupérés dans des cartons, ces cartons dans les officines sont transportés par les grossistes répartiteurs dans leurs agences, une fois que la benne est pleine, ce conteneur part vers ce qu’on appelle une unité de valorisation énergétique, plus classiquement appelé incinérateur. Tous les médicaments qui sont brûlés là, sont transformés en électricité et en chaleur, permettant d’éclairer ou chauffer des logements, et si tous les médicaments étaient regroupés en un seul site, cela permettrait de fournir en énergie une ville de 7000 habitants pendant un an."

Les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire sont de bonnes élèves du recyclage. En 2018, chaque habitant de ces régions a rapporté en moyenne 168 (Bretagne) et 172 grammes (PDL) de médicaments non utilisés, soit davantage que la moyenne nationale (162G/Hab).