Crash à Pluvigner : 3 à 4 semaines de dépollution

26 septembre 2019 à 1h55 par Alexandra BRUNOIS

Une semaine après le crash d'un avion de chasse à Pluvigner, un périmètre de sécurité est toujours en place pour évacuer les débris et dépolluer le site. 3 à 4 semaines seront encore nécessaires. Les explications de l'Armée avec Yann Launay.

HIT WEST
Crédit: Yann Launay

Jeudi dernier un avion de l'armée belge se crashait près du bourg de Pluvigner, dans le Morbihan. Une semaine après, un périmètre de sécurité est toujours en place, autour de la zone du crash. Un périmètre surveillé en permanence par des soldats, et qui fait naître des interrogations et des rumeurs...

Pour y couper court, l'armée a tenu à préciser la justification de ce périmètre : il s'agissait d'abord de récupérer tous les débris du F16, pour les besoins de l'enquête. Trois camions semi-remorque chargés de pièces ont déjà pris le chemin de la Belgique, et la recherche de débris se poursuit.

Et maintenant, c'est le chantier de dépollution du site qui va démarrer : le carburant et l'huile du F16 ont souillé le sol, et il faut nettoyer l'ensemble de la zone contaminée, comme l'explique le lieutenant-colonel Pierre Rio, en charge des opérations :

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"Pour l'instant, la zone est estimée entre 2500 et 3000 m², à peu près 40m sur 80. Et en profondeur, on attend le résultat des analyses, mais d'une façon, générale, cela peut aller de 30 cm à 1 m. On a des pelleteuses qui vont creuser, regrouper la terre, et après une entreprise civile évacuera la terre pour destruction. Les arbres touchés par l'avion vont être abattus, et traités comme des déchets au même titre que la terre..."

Le chantier de dépollution devrait prendre 3 à 4 semaines.

Depuis le crash, des rumeurs ont circulé sur les manoeuvres effectuées par l'avion avant l'accident, rumeurs aussi sur la réalité de l'armement que la F16 transportait. Pour connaître les causes et les circonstances exactes du crash, il faudra attendre la fin de l'enquête, mais le lieutenant-colonel Rio tenait à donner quelques précisions :

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"Ce que je peux vous dire, c'est que les pilotes ont décollé de Belgique, qu'ils faisaient un entraînement de navigation très classique. Que l'avion n'était pas armé... puisqu'on a pu lire ici ou entendre là qu'il y avait une ogive ou un missile... Non, il y avait une maquette fixée sous l'avion, qui a pour objet de donner à l'aéronef la même aérologie que lorsqu'il est armé, c'est juste une maquette... Quand ils se sont retrouvés en grande difficulté, les pilotes ont manifestement tout fait pour éviter les zones habités, ils ont tout fait pour s'éjecter au tout dernier moment..."