Couvre-feu à 18 heures : Christelle Morançais est contre

15 janvier 2021 à 3h09 - Modifié : 15 janvier 2021 à 9h29 par Dolorès CHARLES

HIT WEST
Crédit: pixabay

Retour sur la conférence de presse d'hier soir avec Jean Castex et plusieurs de ses ministres, avec les principales mesures.

Le Premier ministre a confirmé hier soir l’étendue du couvre-feu à 18 heures sur tout le territoire, pour les 15 prochains jours. Pour Jean Castex, il n’y a pas eu de flambée épidémique après les fêtes, mais la situation sanitaire reste fragile, d’autant plus avec les variants du virus qui circulent en France.

En bref, les autres mesures :

Il y aura des contrôles renforcés aux frontières. Tous les voyageurs en provenance de pays hors UE devront présenter un test PCR négatif pour entrer en France. Ils devront s’isoler pendant 7 jours. Des dépistages et le protocole sanitaire seront renforcés dans les écoles et cantines, mais le Gouvernement s’est félicité hier qu’elles restent ouvertes… En revanche, les cours de sport sont suspendus en intérieur. Au lycée l'enseignement "hybride" qui devait être allégé continue, et à l'Université, face au mal-être des étudiants, reprise très progressive en présentiel. Les étudiants en 1ère année pourront retourner sur le campus en petit groupe pour les TD dès le 25 janvier.

Les aides financières aux secteurs impactés par la crise sont prolongées. Le chômage partiel à 100% est reconduit jusqu’à la fin février.

Pour la vaccination, priorité lundi aux personnes de plus de 75 ans, et aussi aux personnes présentant des pathologies graves, patients transplantés, souffrant d’insuffisance rénale ou de cancer. Notre pays approche les 320 000 injections désormais.

« Chaque heure travaillée est une heure gagnée pour sauver des entreprises et des emplois »… Pour la Présidente de Région Christelle Morançais, la généralisation à 18h est une erreur, en particulier dans les territoires où le taux d’incidence est plus faible qu’ailleurs. En Pays de la Loire, le taux d’incidence est 2, 3 voire 4 fois inférieur à ce que l’on observe dans les départements du Sud et de l’Est de la France. Pour elle, « les conséquences de la mesure sont terribles pour l’économie, et les commerçants. »