Coronavirus en Bretagne : Pourquoi le nombre de cas augmente ?

21 juillet 2020 à 12h13 par Mathieu LOPINOT

La hausse des cas n'est pas la faute des touristes, selon la préfète, mais plutôt à cause du brassage d epopulation, c'est à dire aux événements privés comme les réunions de familles.

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Depuis quelques jours, la Bretagne est présentée comme l’une des régions où la circulation du virus accélère le plus vite… Certains chiffres peuvent inquiéter : 143 cas positifs supplémentaires ont été découverts dans la région depuis vendredi dernier. Y-aurait-il donc une spécificité bretonne ? La réponse est non pour la préfète de région, Michèle Kirry :

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« Tout le monde savait, et Santé Publique France savait que la saison estivale donnerait lieu à un nombre de cas positifs plus important. Sur toute la France il y a une augmentation de la circulation du virus. Personne ne sait dire vraiment pourquoi tel département est plus touché que tel autre. Les nouveaux cas positifs, dans la quasi-totalité, ne posent pas de problèmes : les personnes guérissent spontanément, mais si les personnes ne respectent pas les mesures de quatorzaine, contribuent à propager plus encore un virus qui circule toujours en France… »

La carte où la Bretagne apparaît en rouge, la carte du taux de reproduction du virus, n’est pas passée inaperçue : elle reflète le nombre moyen de personnes contaminées par un porteur du virus. Mais pour Anne Briac-Bili, de l’Agence Régionale de Santé Bretagne, il faut rester prudent dans l’interprétation de cet indicateur :

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« Le taux de reproduction est assez sensible à la moindre hausse de cas confirmés, donc forcément, quand on part de bas, qu’on fait une campagne de dépistage et qu’on a des clusters, le taux augmente fortement… Un tiers des tests effectués en Bretagne depuis le 04 mai l’ont été ces dix derniers jours… Le relâchement couplé à cette campagne de dépistage a fait que l’on a trouvé plus de cas confirmés… »

Le nombre de clusters augmente, en Bretagne, mais pour Anne Briac Bili, la situation reste sous contrôle :

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« Le cluster le plus important, c’est 6 personnes positives : on est quand même dans de petits cas groupés, qu’il faut vraiment périmétrer pour éviter la propagation. On fait tout pour… »

Et la préfecture appelle à la vigilance, y compris dans la sphère privée, où la population se sent, à tort, en sécurité :

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« Ce que l’on observe, c’est qu’une part non négligeable d’augmentation du nombre de cas est liée à des manifestations privées importantes, comme des fêtes familiales. Les gestes barrières doivent être observés dans la sphère publique, mais des risques existent aussi dans la sphère privée.. »