Contrôlé 3 fois en 10 jours : la gendarmerie sort un carton rouge !

26 juillet 2019 à 3h38 par Dolorès CHARLES

Souvent, la Gendarmerie de Loire-Atlantique se fait l'écho d'affaires insolites ou frappantes. Voici la dernière en date...

HIT WEST
Crédit: Hit West (archives)

UN PREMIER CONTRÔLE

Les gendarmes du peloton motorisé (PMo) de Saint-Herblain contrôlent le samedi 13 juillet à 20h50 sur la commune de Joué sur Erdre, un conducteur de 37 ans dans un véhicule utilitaire. Ce dernier est alors convoqué le 23 juillet car circulant sans assurance mais surtout il a l’interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur. Il avait une annulation de permis depuis 2017.

UN DEUXIÈME CONTRÔLE

3 jours plus tard, il est de nouveau contrôlé avec un autre véhicule par la police de Nantes et placé en garde à vue toujours pour l’interdiction et le défaut d’assurance. Déferré et passé en comparution immédiate, il demande un renvoi pour préparer sa défense. Il est alors convoqué pour une audience en août 2019.

Le 21 juillet, suite au contrôle gendarmerie du 13 juillet, il envoie aux enquêteurs un justificatif d'assurance... falsifié ! Et, se présente, comme prévu, dans les locaux du PMO le 23 juillet. Il y est entendu sur sa conduite malgré l’interdiction, le défaut d'assurance en récidive et l’usage d'une attestation falsifiée. L’homme reconnaît les faits et est présenté au procureur le jour même. Il ressort libre du tribunal avec la convocation pour août afin d'être jugé pour l'ensemble des faits qui lui sont reprochés (gendarmerie & police).

UN TROISIÈME CONTRÔLE

Une fois hors du TGI de Nantes, il prend les transports en commun pour rejoindre Saint-Herblain et plus précisément la rue qui correspond à l’entrée publique du PMO. A l’endroit, où il avait stationné le véhicule avec lequel il était venu à sa convocation ! Il repart alors au volant de celui-ci pour rentrer à son domicile.

Les gendarmes quittant le TGI pour faire retour sur leur unité le croisent au niveau de la commune d’Orvault. Il est de nouveau interpellé et placé en garde à vue. Déferré le lendemain devant le procureur, il est condamné, lors de sa comparution immédiate, à 6 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt.