Bretagne

Climat : 24 collectifs nantais se mobilisent

23 mai 2019 à 22h50 Par Emilie PLANTARD
Crédit photo : P.Peneau pour Alternatiba Nantes

Ce vendredi 24 mai, les jeunes organisent la deuxième Grève Mondiale pour le Climat. A Nantes, 24 collectifs profitent de l’occasion pour interpeller la métropole. Parmi eux, Résistance à l'Agression Publicitaire Nantes, qui a récemment mené une action de sensibilisation.

La première Grève Mondiale a eu lieu un peu partout dans le monde, le 15 mars dernier, à l’appel du collectif Youth For Climate. La deuxième, se tiendra ce vendredi 24 mai et 85 associations et syndicats ont d’ors et déjà appelé à se joindre au mouvement, à 2 jours des élections européennes. 

A Nantes, 24 collectifs vont encore plus loin en appelant la métropole à déclarer l’urgence climatique, afin que chaque décision du conseil métropolitain et des services techniques soit prise en tenant compte de son impact sur l’environnement. Le groupe, baptisé « Urgence Climatique Nantes, veut pousser la métropole à s’engager au delà du symbolique et convaincre les élus d'agir concrètement.

Le RAP lutte contre l'éclairage nocturne des commerces. 

Parmi ces collectifs, le RAP Nantes (Résistance à l'Agression de la Publicité). Le groupe d’une quinzaine de membres a mené le 1er mai dernier une action « coup de poing » à Nantes, en pleine nuit, afin de sensibiliser les commerçants sur l’éclairage nocturne des vitrines. Elena Memmi est membre de l’association, elle explique comment ils sont parvenu à faire avancer leur cause, au micro d’Emilie Plantard. 

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"L’action qu’on a fait c’est d’aller éteindre les enseignes des boutiques de l’extérieur quand c’était possible et quand ce n’était pas possible on a recouvert leurs vitrines de blanc de meudon donc c’est un produit nettoyant à base de craie qui s’efface avec un caisson. A chaque vitrine qu’on a recouvert ou éteint on a laissé un tract expliquant notre démarche, qu’on faisait partie de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire et leur rappelant l’article de loi qu’ils ne respectent pas.

C’est le directeur de l’association des commerçants du centre-ville qui nous a interpellé sur Twitter. On a répondu à son Twist et on a pu rencontrer leur chargé de l’environnement. On a pu échanger avec lui et il y a des actions de sensibilisations qui vont être menées de leur côté et nous on reste là pour voir si tout avance bien et si les prochains mois, les commerçants respectent davantage la loi."

Faire respecter les obligations

Car il existe une loi relative à l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie. Elle est effective depuis le 1er juillet 2013 et pourtant le conseil d’Etat a déjà condamné l’Etat pour son inaction à la faire respecter… En Mars 2018. 

L’association considère que l’éclairage nocturne à but commercial est du gaspillage énergétique et de la pollution visuelle, tout comme le sont les panneaux lumineux et vidéo qui poussent dans les agglomérations. Cette incitation à la consommation va également à l’encontre de la protection de l’environnement et de l’urgence climatique actuelle. 

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"La meilleure énergie c’est celle qu’on n’utilise pas. Lorsqu’on part de chez nous on éteint la lumière donc dans la rue, les magasins n’ont pas besoin d’être éclairé ça ne sert à personne donc même si ce sont des les et que ça consomme moins, ça consomme toujours. 

L’objectif déjà c’est de faire respecter la loi qui dit que les vitrines et les enseignes des magasins doivent être éteintes entre 1H et 7H du matin. C’est d’abord ça qu’on veut faire entendre. C’est aussi pour faire entendre sensibiliser sur le fait que c’est un gachis énergétique et une pollution visuelle que ce soit pour les riverains ou pour les oiseaux migrateurs."

Les marches prévues dans l'ouest vendredi 24 mai

A Saint-Malo à 9H15

A Le Mans et La Roche sur Yon à 10H

A Rennes à 13H

A Brest et Laval à 13H30

A Cholet, Saint-Brieuc et Lorient à 14H

A Vannes à 14H30