Clarisse, 87 jours, seule autour du monde !

4 février 2021 à 4h57 - Modifié : 4 février 2021 à 5h32 par Dolorès CHARLES

La première femme de l'édition 2020-2021 du Vendée Globe est arrivée hier après midi aux Sables d'Olonne, Clarisse Crémer. Sa première réaction, et l'analyse du nantais Armel Tripon, qui comme elle pense déjà à 2024 !

Sur le Vendée Globe, arrivée de Clarisse Crémer hier après-midi aux Sables d’Olonne. La 7ème femme à avoir bouclé le tour du monde a mis 87 jours et 2 heures pour réussir son pari. Première femme de cette édition, la jeune navigatrice de Banque Populaire a découvert la course au large il y a cinq ans seulement. À 31 ans, elle devient la femme la plus rapide du VG, dépassant le record d’Ellen MacArthur (94 jours). Cette dernière lui avait laissé un message hier en conférence de presse, la réaction de Clarisse :


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"Après le record, je pense qu'on est tous d'accord pour dire que c'était il y a 20 ans, que ce sont des éditions de Vendée Globe complètement différentes, avec des bateaux différents, tout est différent ! La durée du Vendée Globe n'est pas représentative de l'intensité de la course et de ce qu'ont fait les marins sur la course... c'est chouette ! Je suis contente parce que c'est rigolo, c'est une drôle de phrase "la femme la plus rapide autour du monde, sur un monocoque et en solitaire... c'est un titre amusant, mais par contre avoir un message d'Ellen MacArthur, ça c'est carrément la classe !"


La navigatrice de Banque Populaire aimerait repartir avec le même bateau, qu’elle connait maintenant par cœur. Son mari Tanguy le Turquais qui l’a suivie et soutenue pendant toute la course aimerait aussi être au départ du VG 2024… Un duo à suivre.






"Un petit bout de femme plein d'énergie"


Armel Tripon est passé dans nos studios hier à Hit West, le skipper nantais de l'Occitane en Provence est arrivé lundi en 11e position. Juste devant la première femme de la flotte, Clarisse Crémer. Une jeune navigatrice pour laquelle Armel a déjà beaucoup d'admiration...


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"On a pas mal échangé ensemble depuis le Cap Horn, puisqu'on était bord à bord... Je suis très admiratif de ce petit bout de femme plein d'énergie d'envie, de motivation et d'abnégation et c'est impressionnant parce qu'elle a un parcours remarquable. En très peu de temps, elle passe du mini à l'Imoca et pour connaître la dureté et l'engagement de cette course, je me suis souvent dit pendant cette course mais comment elles font parce que c'est physique quand même... Il faut changer de voile la nuit, c'est plusieurs centaines de kilos. Il y a un vrai engagement physique et mental. Aujourd'hui elle est là, et je l'ai félicitée beaucoup pendant cette course. Parfois, elle avait un petit coup de mou, mais je lui disais que c'était magnifique ce qu'elle faisait, et qu'elle allait finir 1ère femme, c'est fabuleux !"


Si des avaries survenues peu après le départ l'ont empêché de jouer la gagne cette année, le nantais Armel Tripon a pris son pied sur l'eau et pense déjà à la prochaine édition du Vendée Globe en 2024.


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Simon Reungoat et Armel Tripon


Retrouvez son interview en intégralité ici :


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Une interview signée Simon Reungoat, et diffusée dans Kop West cette semaine.