Changer ses méthodes de culture pour maintenir l'alimentation animale en période de sécheresse

21 août 2017 à 13h55 par La rédaction

De l'herbe plutôt que du maïs pour maintenir l'alimentation des animaux en période de sécheresse, c'est l'expérience menée par une dizaine d'éleveurs du Pays de Ploërmel

HIT WEST

Alors que la sécheresse se poursuit, dans l'Ouest, avec un déficit de pluie de -44% depuis décembre dernier, des agriculteurs tentent de s'adapter. Ils veulent se préparer à l'élévation des températures et à une recrudescence des épisodes de sécheresse dans un futur proche. Dans le pays de Ploërmel, ils sont une dizaine à faire évoluer leurs méthodes de culture, et à partager leurs expériences. Parmi eux : Jean-François Orain, agriculteur bio, éleveur de vaches laitières à Saint-Malo des Trois Fontaines.
Lui qui cultivait massivement du maïs pour nourrir ses bêtes, mise désormais uniquement sur l'herbe, sur les pâturages, et sème plusieurs espèces de plantes plus adaptées au manque d'eau que les prairies conventionnelles : "il y a certaines plantes qui ont besoin de beaucoup moins d'eau. Le dactyle comme la fétuque vont mieux se défendre contre le sec et vont continuer à pousser, donc on a toujours un petit peu d'aliments pour les animaux quand même (...) en faisant du multi-espèces ça passe mieux. C'est à peu près le même coût à l'implantation qu'une culture de maïs, sauf que la prairie elle va durer 5 à 8 ans, donc là c'est vraiment une économie monstre".
L'objectif de Jean-François Orain est de ne compter que sur ses pâturages, et de ne plus cultiver de maïs pour nourrir ses animaux : "la prairie est quand même beaucoup moins gourmande qu'un maïs à qui il faut absolument de l'eau. En plus quand il pleut sur un champ de maïs, une grosse partie de l'eau ruisselle et s'en va dans les fossés et la rivière, tandis que sur une prairie, toute l'eau qui tombe intégralement rentre dans le sol.(...)''
Des portes ouvertes sont organisées le 7 septembre sur l'exploitation de Jean-François Orain, pour présenter à ses confrères l'évolution de ses méthodes.
 
 

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