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Cancers pédiatriques de St Pazanne : Ça continue…

17 septembre 2020 à 09h07 Par Emilie PLANTARD
Crédit photo : Stop aux Cancers de nos Enfants

Si l’épidémie de Covid-19 a ralenti les avancées du collectif Stop aux cancers de nos enfants dans leurs recherches, elle n’a, hélas, pas empêché les enfants de tomber malades. Un nouveau cas de cancer a été diagnostiqué chez un enfant de 4 ans à Machecoul le mois dernier, alors que Septembre est dédié à la lultte contre les cancers pédiatriques.

Cela faisait un moment qu’on n’avait pas eu de nouvelles du collectif stop aux Cancers de nos Enfants… Et ce n’était pas un signe de mieux, bien au contraire. Plusieurs de ses membres ont donné un point presse ce mercredi et les informations ne sont pas bonnes. Dans le secteur de Sainte-Pazanne, les enfants continuent de tomber malades alors que l’ARS a clôturé son enquête. Marie Thibaut, la lanceuse d’alerte à l’origine du collectif ne décolère pas, comme tous les parents d’enfants ayant développé un cancer.

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"Il y a un autre enfant qui vient de déclarer un cancer, donc on est rendus à 22 enfants depuis 2015. Tous les 6 mois, il y a un enfant qui déclare un cancer ici. Les enfants continuent de tomber malades, les enfants continuent de mourir mais non, il n’y a personne.
Vous en voulez en autorité ?
Oui clairement, aujourd’hui, personne ne vient protéger les enfants. A qui le tour ? Parce que là, on sait que de toute façon, ça ne s’arrête pas. Ce n’est pas comme si les enfants qui déclaraient les cancers avaient 19 ans… Où on pourrait imaginer qu’il y a eu plein de facteurs aggravants depuis 19 ans. Non, ce sont des petits. Ça veut dire qu’il y a toujours un problème sur le secteur."

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Marie Thibaut et 2 autres membres du collectif

De nombreuses analyses

Un des points sensibles de ce cluster, confirmé en 2019 par l’ARS, est l’école Notre-Dame-de-Lourdes, à Sainte-Pazanne. Les recherches menées en hiver avaient montré une qualité de l’air médiocre au sein des locaux, notamment en raison de la présence de Radon, sans que les élèves ne soient déplacés. De nouvelles analyses ont été faites au cours de l’été mais aujourd’hui, l’ARS ne communique plus les résultats. Ne communique plus, tout court…

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"Ils ont refait des analyses dans l’école, personne n’est au courant. L’ARS a demandé à fermer des classes dans l’école, personne ne le sait. Les résultats des analyses aux domiciles des familles, il faut pleurer, menacer pour réussir à les obtenir et encore, toutes les familles n’obtiennent pas leurs résultats. Et puis pareil pour le registre des cancers pédiatriques, avec Santé Public France, on a toujours aucun élément. Vous savez, vous, quels sont les cancers d’enfants sur la Loire-Atlantique ? Non. Eux le savent, pourquoi ils ne le transmettent pas ? Qu’est-ce qu’ils ont à cacher, ils ont peur de quoi ? Qu’on trouve en cherchant ? On s’attaque juste aux cancers des enfants, ça devrait faire l’unanimité."

La question des éoliennes

Santé Public France se défend que l’épidémie de Covid ralentit l’avancée des recherches… Celles du collectif continue de progresser. Un sujet retient d’ailleurs tout particulièrement leur attention, c’est celui de l’éolien. Les éoliennes produisent un champ electro-magnétique, dont il est prouvé qu’il aggrave les leucémies pédiatriques, or une vingtaine ont trouvé leur place dans le secteur depuis 2013… Et d’autres sont en projet.

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"Attention, l’éolien n’est pas en train de créer les cancers. Par contre, sur notre secteur, si on est sur du cumul de facteurs d’exposition, les champs electro magnétiques liés aux éoliennes sont arrivés à partir de 2015. Les cancers sont arrivés à partir de 2015. Quid de cette interrogation ? Vu que beaucoup de projets sont en cours pour créer de nouveaux sites éoliens, ça veut dire que là, on s’enferme dans une bulle de champs electro magnétique gigantesque. Et là, on rajoute des facteurs de risques où ils sont déjà existants."

La particularité du sol à Sainte-Pazanne

Pas de lien direct avec les éoliennes, mais avec le sol particulier du secteur de Sainte-Pazanne, qui favoriserait la diffusion de ces ondes. Des géologues sont intervenus et leurs résultats sont unanimes, les mesures sont très souvent supérieures à la norme.

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"On a un sol ici granitique, comme en Bretagne, mais en plus on est sur un sol très fracturé. On est sur le massif armoricain et il y a beaucoup de petits séismes. Donc c’est encore plus fissuré. Et ce qui fait que c’est plus à risque, c’est que toutes ces failles sont remplies d’eau. On est sur des nappes phréatiques très importantes, ce qui fait que c’est très conducteur. Donc dès qu’il y a des câblages enterrés, des champs electro magnétiques basses fréquences circulent et ça ne circule pas juste autour des câbles, ils circulent dans toutes ces failles et ces fractures."

Ces ondes, cumulées à la présence de pesticides dans l’eau, de lindane, de formaldéhyde, de radon dans l’air, de plomb, de mercure, de mercure dans le sol... Sont autant d’hypothèses qui pourraient éventuellement expliquer l’excès de cas de cancers sur le secteur. Mais toutes ces données ne sont pas jugées inquiétantes par les autorités de santé…
Un prochain comité de suivi va être organisé par l’ARS mardi 22 septembre à Nantes. Le collectif espère pouvoir y prendre la parole pour dévoiler tous les résultats de leurs récentes recherches.

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Publiée par Stop aux Cancers de nos Enfants - Collectif SCE sur Lundi 14 septembre 2020