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Auray : l'agence BLB Tourisme innove

08 juin 2020 à 16h11 Par Alexandra BRUNOIS
Crédit photo : Yann Launay

Le choc économique est rude pour les agences de voyage, qui ont très peu de visibilité sur les semaines et les mois qui viennent. A Auray, une agence cherche à limiter les dégâts en proposant de nouveaux services, de nouveaux produits. Reportage de Yann Launay

BLB Tourisme a lancé les offres "Bol d'Air", des séjours "spécial déconfinement", comme l'explique Bénédicte Le Brun, fondatrice de BLB Tourisme

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"Des offres de séjour en France, dans le Grand Ouest en particulier, qui s'adressent à une clientèle française, qui on le sait n'ira pas très loin cet été : son souhait va être de se retrouver en famille, se ressourcer. On a privilégié des hébergements de charme, qui offrent de la verdure ou de l'océan autour. On a prévu des séjours bien-être avec du yoga, voire de la méditation, histoire de se remettre un peu en forme..."

Particularité : ces offres de séjour ne sont pas seulement commercialisées par BLB, mais mises à disposition des agences de voyage de l'Ouest, pour tenter de compenser partiellement la disparition des voyages à l'étranger.

DES SORTIES EN MER ET SUR DE VIEUX GREEMENTS

BLB Tourisme a décidé aussi, malgré la crise du coronavirus, de maintenir le lancement d'un nouveau service, baptisé "West Avel". Il s'agit de proposer des sorties en mer à bord de bateaux du patrimoine. Des sorties pour quelques heures ou plusieurs jours, sur mesure, pour lesquelles BLB est l'unique interlocuteur des clients, et s'occupe de tout, comme l'explique Chloé Penglaou, créatrice de West Avel :

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"On va pouvoir leur proposer de faire une dégustation gastronomique, une balade à vélo, mettre à disposition des chants de marin à bord, proposer des troupes de théâtres, des visites guidées de villes ou de sites... On a à peu près 25 bateaux avec lesquels on a prévu de travailler, comme la Recouvrance à Brest, le Belem à Nantes, le Biche à Lorient, et d'autres voiliers sur l'ensemble du Grand Ouest..."

WEST AVEL VIEUX GREEMENTS © BLB TOURISME.jpg (281 KB)

Droits photo : BLB tourisme

Pour cette saison 2020 très particulière, certains bateaux ont décidé de ne pas naviguer : devant notamment l'annulation des évènements nautiques, ils resteront à quai, mais ces bateaux restent finalement peu nombreux :

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"La grande majorité, dans les 90%, ont quand même prévu de naviguer . Alors bien sûr il y aura des consignes particulières : il faudra disposer d'un masque à bord, respecter les mesures de distanciation. Un bateau qui pouvait accueillir une quinzaine de personnes à son bord, pourra cet été en accueillir que 8 ou 9. Mais cela ne va pas impacter le tarif : nous avons mis en place des tarifs fixes, il n'y aura pas de surcote..."

Premières sorties en mer prévues à priori en juillet. Tous les détails sur le site www.west-avel.fr

L'ORGANISATION DES VISITES COMPLIQUENT LA TACHE DES AGENCES

Comme d'autres agences, BLB tente de relancer son activité, mais la mise sur pied de séjours pour les groupes, une des spécialités de BLB, n'est pas simple. Par exemple, si un groupe de 40 personnes peut désormais voyager en car, si les hébergements réouvrent, des complications persistent pour l'organisation des visites...

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"Si ce groupe de 40 personnes veut visiter par exemple la ville de Vannes, c'est impossible. Un guide ne peut accompagner plus de 10 personnes... Il faudrait que je prévoie 4 guides, ce qui n'est pas possible financièrement... Ce qui est positif, c'est qu'aujourd'hui on a des groupes qui confirment, qui veulent venir en Bretagne, ce serait dommage qu'à cause d'une histoire de jauge pour les visites de ville, on ne puisse pas répondre à leur souhait..."

AGENCE DE VOYAGE BLB TOURISME AURAY 05 JUIN 2020 BENEDICTE LE BRUN.jpg (330 KB)

BLB tente de s'adapter, mais ces efforts permettront-ils de surmonter la crise ? La réponse de Bénédicte Le Brun :

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"BLB Tourisme, c'est 14 salariés : je me battrai pour que l'agence puisse recouvrer un rythme de croisière et pour pouvoir préserver ces emplois, mais il est évident que si nous voulons nous en sortir, il faudrait que l'on puisse continuer à bénéficier du chômage partiel au-delà de l'échéance de septembre, au moins jusqu'au mois de mars 2021."