Attentats : Comment appliquer le plan d'urgence en Bretagne ? Reportage

23 novembre 2015 à 6h07 par La rédaction

HIT WEST
La mobilisation ne retombe pas en Bretagne plus d’une semaine après les attentats de Paris… Plusieurs rassemblements ont eu lieu ce week-end en hommage aux victimes. 3 000 personnes se sont réunies hier matin à Concarneau pour une marche en hommage à Estelle, la jeune femme de 25 ans victime des terroristes au Bataclan. A Rennes, un recueillement interreligieux a réuni 400 personnes samedi. Ils étaient 500 hier à St-Brieuc. Un hommage national sera lui rendu aux victimes vendredi à 10h30 aux Invalides.
Du côté de l’enquête, 16 interpellations ont eu lieu cette nuit à Bruxelles… mais toujours pas de traces du dernier terroriste présumé recherché depuis les attentats de Paris. La capitale belge est en état d’urgence ce matin… métros et écoles resteront fermés. Le plan d’urgence lui a été prolongé de 3 mois en France.
Justement… Comment appliquer l’Etat d’urgence dans sa commune ? Une question que se posent de nombreux maires. La surveillance de sortie des écoles, des rencontres sportives, des marchés de Noël… Faut-il armer la police municipale ? A Dinan par exemple, le maire Didier Lechien a lui décidé de ne pas armer les policiers municipaux comme le lui autorise l’état d’urgence. La Police municipale sera plus présente sur le terrain mais sans arme. Le costarmoricain ne veut pas tomber dans la psychose.
Les maires doivent apprécier les risques en fonction de chaque situation… pas toujours simple. Les 4 préfets bretons ont rencontré les élus locaux la semaine dernière pour détailler les mesures de sécurité. A Rennes vendredi, 353 maires du département s’étaient réunis. Reportage de Guillaume Robelet.