Attentat fictif à l'Université d'Angers

15 novembre 2018 à 4h45 par Dolorès CHARLES

Au lendemain d'une journée de commémoration des attentats à Paris et St-Denis, qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés, Angers testait un plan d'intervention en cas d'attaque terroriste hier.

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Crédit: Alexis Bédu

Cela n'était qu'un exercice, mais il paraissait bien réel. Il y avait de l'agitation hier matin, aux abords de l'UFR Santé, la Faculté de médecine d'Angers, un attentat fictif était organisé par la préfecture de Maine-et-Loire. Près de 500 policiers, gendarmes ou pompiers y ont participé. Un exercice destiné à tester le plan d'intervention, en cas d'attaque terroriste. Reportage d'Alexis Bédu.

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"Des étudiants maquillés avec du faux sang. Des brancards et des soigneurs... et un assaut donné pour libérer des otages. Tout était fait pour que cet exercice paraisse le plus réel possible. Même l'interview du préfet Bernard Gonzalez ! « Dés 9h06 du matin, j'ai été prévenu d'évènements graves survenus sur l'université d'Angers dans le cadre d'un amphithéâtre où se trouvait environ 200 étudiants avec l'apparition d'hommes armés, cagoulés et manifestement animés d'intentions à caractère terroristes. »
Un attentat fictif avec plusieurs objectifs pour Cécile Guilhem directrice de cabinet du préfet. « C'est surtout l'occasion de tester nos failles, de mieux connaître nos méthodes de travail. A la fin, on fera un retour d'expérience à chaud pour s'améliorer et que, le jour où une vraie crise interviendrait, on soit capable d'intervenir dans les meilleures conditions possibles ».
Un scénario bien rôdé qui se termine avec des terroristes abattus ou interpellés et de nombreux étudiants blessés. Heureusement, ce n'était qu'un exercice."

Bernard Gonzalez, préfet du Maine-et-Loire (à gauche), et Yves Gambert, procureur de la République d'Angers (à droite).