Pays de la Loire

Acte 13 des Gilets Jaunes : La Roche prise pour cible

11 février 2019 à 09h23 Par Dolorès CHARLES
Crédit photo : Hit west (archives)

Retour sur l'acte 13 des Gilets Jaunes en Pays de la Loire, incidents à déplorer notamment à La Roche sur Yon.

L’acte 13 des Gilets Jaunes avec un chiffre : 51 000 manifestants en France, deux fois plus selon le mouvement et des incidents à déplorer notamment à Nantes et La Roche sur Yon, où les cortèges ont réuni un millier de personnes. Feux multiples, dégradations en tout genre, tentatives de destruction de bâtiments… Pour Luc Bouard, la ville de La Roche-sur-Yon a été la cible « de casseurs violents », en particulier dans le quartier des Halles actuellement en travaux, et où les "casseurs" se sont emparés du matériel pour dégrader et/ou allumer des incendies sur la voirie.

L’Hôtel du Département a lui été vandalisé

La collectivité par le biais de son président Yves Auvinet compte porter plainte, après les dégradations commises, sur le bâtiment public, en marge de la manifestation des Gilets Jaunes.

Le préfet de Vendée condamne fermement ces comportements "d'une violence inacceptable, envers les forces de l’ordre" (voir communiqué complet ci-dessous).

"La manifestation régionale des gilets jaunes du 9 février après-midi à La Roche-sur-Yon a été l'occasion de violences sans précédent qui se sont déroulées pendant plusieurs heures au centre de la ville.

Ces violences ont visé les forces de l'ordre, les bâtiments publics (préfecture, commissariat de police, direction départementale des finances publiques, conseil départemental), des agences bancaires, les bureaux d’organes de presse et le site des Halles au centre de La Roche-sur-Yon. Elles ont pris des formes particulièrement brutales: jet de projectiles (pavés, engins incendiaires, artifices, fumigènes...), incendies multiples (ayant nécessité une quinzaine d'intervention des pompiers), dégradations et tentatives de destruction de bâtiments.

Imputables à une partie des manifestants venus pour s'attaquer aux personnes et aux biens; ces faits se sont déroulés dans le cadre d'une manifestation qui n'avait pas été déclarée et sans qu'un quelconque service d'ordre ou que les autres manifestants ne s'y opposent.

Le préfet de la Vendée tient à saluer le comportement et l'action exemplaires des forces de police et de gendarmerie, des sapeurs-pompiers, des agents de préfecture et agents municipaux dans ces circonstances difficiles. Leur sang froid, leur professionnalisme et leur abnégation ont permis d'éviter un bilan beaucoup plus lourd ou dramatique.

Le préfet de la Vendée condamne très fermement des actes et des comportements d'une violence inacceptable.

Uniquement destinée à blesser des policiers ou des gendarmes ou à attaquer des bâtiments publics ou privés, cette violence n'a rien à voir avec le droit de manifester et la liberté d'opinion qu'en réalité elle instrumentalise et menace. Elle est la négation des principes de notre démocratie, de notre république et de notre état de droit.

Toutes celles et tous ceux qui entendent manifester dans ces conditions doivent avoir conscience de la responsabilité qu'ils prennent ou que d'autres leur font prendre par de telles violences. L’expression de leur opinion doit s’inscrire non pas dans la violence mais dans le dialogue et la discussion ouverts avec la démarche du grand débat national. "

Il y avait aussi 450 Gilets Jaunes à Saumur (pas d’incident majeur à déplorer – la galerie d’un centre Leclerc a été évacuée par précaution en fin de manifestation), une centaine à la marche de Saint Gilles Croix de Vie hier, et une vingtaine à Cholet (ralentissant toujours la circulation au rond-point des Mauges). A Angers, où les Gilets Jaunes de la Région prévoient de se réunir samedi prochain, ils étaient mois de 300 à défiler samedi. A Nantes, La Roche sur Yon ou Angers, il y a eu une dizaine d'interpellés, certains seront jugés dès ce lundi en comparution immédiate.

Le Courrier de l'Ouest annonce enfin une opération de blocage et de filtrage du site d’impression cette nuit, à Angers. Résultat : une grande partie des journaux imprimés ne peut être distribuée