A Nantes, la ville fait face mais continue de vivre

13 mars 2020 à 14h15 par Emilie PLANTARD

Après le discours du président de la république jeudi soir, la maire de Nantes, Johanna Rolland s'engage auprès de la préfecture pour faciliter la garde des enfants des personnels mobilisés. Elle précise toutefois que la vie de la ville ne s'arrête pas.

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Crédit: Hit West

A Nantes comme ailleurs, les crèches, écoles, collèges et lycées de la ville seront fermés à partir de lundi prochain. La municipalité fait donc le choix de la réactivité et de la solidarité, en proposant d’ouvrir des lieux d’accueil pour assurer la garde des enfants de personnels mobilisés. L’objectif est de faciliter le travail des personnels soignants, en priorité.  Johanna Rolland, maire de Nantes :

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"Le service public est tenu d’organiser l’accueil des enfants des personnels mobilisés. Les personnels mobilisés, ça veut dire notamment les personnels de santé. Donc dès hier soir, j’ai proposé au préfet de mettre à disposition des lieux pour permettre d’accueillir ces enfants. Notre objectif c’est que toutes celles et ceux qui sont mobilisés pour faire en sorte que la situation se passe le mieux possible et je pense notamment à nos soignants, il faut mesurer le niveau d’engagement qui va être le leur dans la période, je veux les assurer de tout notre soutient."

Les services publics, également mobilisés

Priorité à la santé donc, et au maintien du service public. Le travail est donc actuellement d’évaluer les personnels municipaux et métropolitains qui devront être sur le terrain et dont les enfants devront également être gardés en priorité.

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"Les personnels municipaux, pour un certain nombre, vont être tenus d’assurer la continuité du service public. C’est le cas évidemment pour les déchets, il n’est pas imaginable que ce service ne soit plus assuré dans la ville, c’est le cas de la Police Municipale, c’est le cas de toutes celles et ceux qui travaillent dans les Ephad par exemple. Donc ceux-là sont considérés comme des personnels mobilisés dans la situation actuelle."

Des mesures, mais pas de mise sous cloche de la ville

La mairie fait également le choix de fermer les piscines, les bibliothèques, les musées… Elle maintient en revanche les bains-douches et les lieux d’accueil des populations les plus fragiles, en affichant des consignes écrites et dans toutes les langues. Un soin tout particulier est enfin apporté aux personnes âgées grâce au déclanchement notamment du plan canicule. Il permet de prendre des nouvelles régulièrement des personnes identifiées et d’assurer un portage de repas quand c’est nécessaire.

Ce sont de nombreuses mesures qui sont prises à Nantes, sans pour autant que la ville ne s’arrête complètement. Les nantais sont invités à continuer de vivre normalement et fréquenter les commerces de proximité par exemple.

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"Vous êtes ici dans la cellule qui se réunit depuis 15 jours, qui était initialement une cellule de veille, qui est maintenant une cellule de crise, qui fait le point tous les matins. La ville ne s’arrête pas, par contre elle s’organise de manière exceptionnelle pour faire face à cette situation. Ça veut dire qu’il faut trouver le bon équilibre, entre respecter les consignes donc pas de grand rassemblement, pas de lieu qui permette la propagation du virus, mais non, on n’arrête pas de vivre, le pays n’est pas à l’arrêt, les villes ne sont pas à l’arrêt, elles s’organisent de manière exceptionnelle avec une priorité : La santé."

Concernant les élections, les personnes âgées ou à risque pourront bénéficier d’un accompagnement et passer prioritairement dans les bureaux de vote. Les transports de la TAN passent quant à eux en fréquence bleue, c'est-à-dire un ryhtme de vacances scolaires.