A Nantes, des tests Covid pour se rassurer

3 septembre 2020 à 13h17 par Emilie PLANTARD

L'ARS des Pays de la Loire a décidé de mener une grande campagne de dépistage à Nantes, du 2 au 18 septembre. Le premier centre a ouvert mercredi en centre-ville, il a très vite été pris d'assaut.

HIT WEST
Crédit: @Hit West

Une campagne massive de tests de dépistage du Covid vient de démarrer à Nantes, à l’initiative de l’ARS des Pays-de-la-Loire qui, après avoir ciblé les bords de mer, se concentre sur les agglomérations. Sous un petit chapiteau, un premier centre a ouvert mercredi 2 septembre sur le carré Feydeau en centre-ville. Accessible de 11H à 19H, il est proposé jusqu’à samedi 7 septembre inclus mais la file d’attente s’est rapidement allongée dès les premières heures d’ouverture. Nous sommes allés à la rencontre des candidats au test pour connaître leurs motivations, très diverses :


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"Je suis là parce que j’ai un peu peur en fait, de le choper à certains moments. Aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma grand-mère et j’ai dû annuler pour aller me faire tester pour être sûr de ne pas contaminer ma famille, et puis je reprends bientôt les cours donc j’ai envie d’être sûre de moi… Malo a un rhume, du coup il ne peut pas aller au lycée et donc on vient se faire tester pour vérifier, du coup moi je fais la queue avec lui et sans doute que je vais me faire tester aussi par précaution… Je pense qu’au niveau civisme, ce n’est peut-être pas si mauvais de faire ça, aussi bien pour nous que pour les autres… Je dois faire un test pour voyager… Vous n’avez pas le choix ? Oui, c’est ça !"



Des situations qui mettent le doute…


L’ARS envisage de réaliser environ 7000 tests au total. Ce jeudi, il fallait compter une grosse demi-heure d’attente avant d’être pris en charge. Dans la file d’attente, ce sont surtout des doutes qui incitent à se faire tester.


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"J’ai le nez qui est pris et j’ai des maux de gorge, ça ne m’inquiète pas nécessairement pour moi mais plus parce que j’ai vu mes parents récemment, c’est plutôt pour nos aînés, pour d’autres gens qui ont des pathologies à risque que ça peut être inquiétant… Je travaillais dans l’hôtellerie, tout le temps à changer les draps puisque j’étais femme de chambre donc je me teste pour vérifier… J’ai voyagé récemment en train et je vais ce week-end voir mes parents qui ont bientôt 70 ans donc voilà, je viens faire un test."


Et parfois des urgences !


Annaëlle, jeune femme en pleine forme, attend son tour. Elle ne développe aucun symptôme, pourtant son petit ami a été testé positif la veille. Elle est venue dès qu’elle l’a su…


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"Mon copain s’est fait tester hier et il l’a… Donc voilà, je préfère vérifier. Je pense que je l’ai… Je viens de quitter mon travail en furie, je pense que j’ai laissé un beau bazar ! Est-ce que ça vous inquiète ? Non, je n’ai aucun symptôme, avec le confinement on a pris l’habitude d’être en télétravail donc tant que je vais bien je vais continuer à bosser de chez moi, je suis jeune, je vais m’en remettre ! C’est surtout pour que tous ceux que j’ai côtoyé le sachent, c’est un effet boule de neige, on se rend compte que ça peut aller très vite !!!"


La campagne se poursuivra du 9 au 12 septembre salle Nantes-Erdre, puis du 15 au 18 septembre dans le quartier Bellevue. Des centres de dépistage éphémères ont également été installés à Laval, Château-Gontier et Mayenne, Angers et Sainte-Gemme-sur-Loire, et enfin La Roche-sur-Yon où la campagne se déroule au gymnase Sully. Elle se poursuivra mardi et mercredi, ainsi que les 14 et 15 septembre.






Autres dépistages le 16 septembre à Saint-Gilles, le 17 à Saint-Hilaire-de-Riez, le 21 à Brétignolles-sur-Mer et le 22 à Coëx. Les tests sont gratuit, avec ou sans rendez-vous, il suffit de se munir de sa carte vitale, d'un crayon et d'un masque, bien sûr.