2nd tour : que vont faire les électeurs de Jean-Luc Mélenchon ? Reportage à Berrien (29)

25 avril 2017 à 6h42 par Alexandra BRUNOIS

HIT WEST

Les résultats définitifs ont été publiés hier après-midi par le Ministère de l’Intérieur. Emmanuel Macron obtient finalement 24,01% des voix au 1er tour contre 21,30% pur Marine Le Pen. François Fillon arrive bien 3ème avec 20% des suffrages suivi de Jean-Luc Mélenchon à près de 19,6% et Benoît Hamon seulement à 6,3%. Quant à Nicolas Dupont-Aignan il n’obtient pas suffisamment de voix pour se faire rembourser sa campagne (4,70%).

C'est l'une des questions qui se posent après ce 1er tour… Que feront les Mélenchonistes dans 15 jours ? Déçus de l'élimination de leur candidat, les 7 millions d'électeurs qui ont voté Jean-Luc Mélenchon dimanche se retrouvent devant un choix qui rebute bon nombre d'entre eux. Reportage à Berrien dans le Finstère, où Jean-Luc Mélenchon a recueilli plus de 40% des voix... l'un de ses plus gros scores dans l'Ouest. Yann Launay a demandé aux "Mélenchonistes" quel sera leur choix au second tour ?

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Jean-Luc Mélenchon n'a pas donné de consigne de vote : le leader de la France Insoumise veut consulter les militants de son mouvement et s'en remettre à leur choix.

Les Républicains eux appellent à « faire battre Marine Le Pen » au 2nd tour sans toutefois de soutien explicite à Emmanuel Macron. Alors que François Fillon lui jette l’éponge pour les législatives. Le républicain estime ne plus avoir la légitimité pour livrer le combat.

Le Président de la République lui s’est clairement prononcé en faveur d’Emmanuel Macron hier. François Hollande estime qu’il est « celui qui défend les valeurs permettant le rassemblement des Français ». « Voter Macron pour éviter un cauchemar à la France » c’est aussi le slogan d’une tribune signée par plus de 160 socialistes proches du Président… comme les Ministres Stéphane Le Foll et Michel Sapin.

En Bretagne, l’Union Démocratique Bretonne et le Front de gauche appellent quant à eux à faire « barrage » à la menace frontiste qui pèse sur la démocratie française. Ces derniers ne citent toutefois pas clairement Emmanuel Macron.