La restauration à la recherche d'apprentis !

20 juillet 2021 à 8h47 par Alexandra BRUNOIS

La restauration à la recherche d'apprentis
Crédit: Pixabay

Les métiers de l'hôtellerie et restauration galèrent à recruter. Ils sont notamment à la recherche d'apprentis. En Loire-Atlantique, un alternance-dating a été organisé récemment pour pallier à ce manque. Beaucoup de recruteurs mais peu de candidats! Reportage de Cédric Mané

Un "alternance dating" de la restauration a été organisé le 8 juillet dernier par les centres de formation comme l'URMA, Université régionale des Métiers de l'Artisanat basé à Sainte-Luce-sur-Loire, en partenariat avec l'UMIH, l'Union des Métiers et de l'Industrie de l'Hôtellerie.

Le problème du manque d'apprentis et d'employés dans l'hôtellerie restauration a été accentué par le Covid, et ça s'est vu lors de cette journée, car il y avait beaucoup plus de patrons que de candidats à un apprentissage...

L'embarras du choix, c'est une situation qui va très bien à Sam, 15 ans, qui entame à la rentrée une formation de cuisinier.

"C'est un métier que j'ai toujours voulu faire, donc pour moi c'est encore mieux qu'à cause du Covid, les patrons de restaurants cherchent encore plus d'apprentis. 
Le fait qu'il y ai plus de boulot ça permet de choisir le type de restaurants, un bistro, un traditionnel... On a le choix, réellement. Moi, je sais ce que je cherche, donc c'est très encourageant".

Sam, 15 ans, entame une formation de cuisinier à la rentrée
Crédit: Cédric Mané

Benjamin Brelet gère le "Bistrot de la Place" dans le quartier du Vieux-Doulon à Nantes, il veut redorer l'image du métier de cuisinier en proposant de bonnes conditions de travail à ses apprentis.

"Je ne suis pas là pour chercher du staff, je suis là pour trouver un apprenti pour qu'il apprenne le métier. Dans mon restaurant le staff c'est un chef en cuisine et moi en salle, on y arrive très bien à deux. Le but, ce n'est pas de chercher un commis à zéro euro par mois, ça ne m'intéresse pas même si c'est un avantage.
On a aujourd'hui des problèmes de personnel car ça fait 40 ans que les patrons nous ont un peu malmenés, nous les anciens salariés, et quand je vois les classes de CAP qui se vident, je pense que c'est notre devoir à nous de leur montrer que maintenant, on peut travailler correctement, dans de bonnes conditions".

 

Benjamin Brelet, patron du Bistrot de la Place à Nantes
Crédit: Cédric Mané

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