Bretagne

Recap 2017 : Annaig Le Meur députée LREM du Finistère

27 décembre 2017 à 06h05 Par Dolorès CHARLES
Crédit photo : Yann Launay

Cela restera comme l'un des faits politiques marquants de 2017 : la vague des députés de La République en Marche à l'Assemblée nationale. Des élus pour la plupart novices dans le domaine. Rencontre avec Annaig Le Meur députée du Finistère.

Cela restera comme l'un des faits politiques marquants de 2017 : le profond renouvellement de l'Assemblée Nationale, avec l'arrivée des députés de La République en Marche, pour beaucoup novices en politique : ces fameux élus issus de la société civile, parmi lesquels on retrouve Annaïg Le Meur. Cette Quimpéroise de 44 ans était kinésithérapeute, avant d'être élue face à Jean-Jacques Urvoas dans la 1ère circonscription du Finistère au printemps dernier. Alors 6 mois après ses premiers pas au Palais Bourbon, dans quel état d'esprit se trouve-t-elle ? Le fonctionnement de l'Assemblée, le travail des députés correspondent-il à ce qu'elle imaginait ? Annaïg Le Meur répond à Yann Launay.

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"C'est beaucoup plus dense : il y a beaucoup plus de sujets, il y a beaucoup de travail, après on n'est pas obligé de tout prendre, mais quand on est curieux on a tendance à aller un peu partout... Je trouve cela intéressant, maintenant il va falloir canaliser un peu nos énergies pour en garder pour les sujets importants."

Sa vie de famille

Quand nous l'avions rencontrée, au moment de son élection, Annaïg Le Meur avait souligné l'importance pour elle de préserver sa vie de famille. Avec ce nouvel emploi du temps de député, parvient-elle encore à voir ses enfants ?

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"Mes enfants m'accompagnent souvent pour des cérémonies : je leur fais partager ma fonction sur les bons moments... Cela se passe bien pour l'instant, mes enfants sont contents de me voir, j'ai plus de câlins qu'avant quand je rentre... il faut faire des moments que l'on vit des moments importants, ajouter de la qualité à défaut de quantité."

Sa liberté de parole 

Annaïg Le Meur souhaitait également préserver sa liberté de parole, et ne se voyait pas comme une députée "aux ordres", qui validerait systématiquement et automatiquement toutes les propositions du gouvernement. Parvient-elle à affirmer sa spécificité, au sein du groupe majoritaire à l'Assemblée ?

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"Par exemple, sur le glyphosate j'ai donné mon avis, je savais très bien que ce n'était pas l'avis de tous, mais cela me paraissait vraiment important de parler de la santé de nos enfants plus tard... la question est : est-ce que je donne un avis national, commun, politique pure, ou est-ce que je donne aussi mon avis personnel ? Il faut trouver le bon équilibre entre les deux."