Pays de la Loire

Plan Santé : numerus clausus et désert médical

12 septembre 2018 à 09h07 Par Dolorès CHARLES
Alors que sort au cinéma aujourd'hui « Première année » avec Vincent Lacoste sur la première année en Fac de médecine, un film de Thomas Lilti qui avait déjà réalisé "Hippocrate", parlons santé, numerus clausus et désert médical.
C’est mardi prochain ,le 18 septembre, que le président Emmanuel Macron présentera son plan hôpital, dont la disposition phare est la suppression du numerus clausus, et donc la fin des quotas d’étudiants passant en 2ème année de médecine. Une disposition qui va dans le bon sens mais dont l’effet ne sera visible que dans 10 ans... pour répondre aux déserts médicaux.


L’Association de citoyens contre les déserts médicaux, basée à Laval en Mayenne, est favorable à d'autres alternatives comme les contrats de service. Maxime Lebigot interrogé par Cécile Dauguet.

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"Les étudiants en médecine bénéficient, par ce contrat, d’une bourse. En contrepartie, ils s’engagent à exercer dans une zone en manque de médecin, autant d’années que le nombre d’années où ils ont perçu une bourse."

Maxime Lebigot, le porte-parole de l’Association de citoyens contre les déserts médicaux. Dans Ouest-France aujourd’hui, le syndicat de médecins MG 85 réagit aux propositions du maire de La Roche-sur-Yon qui veut créer « une pépinière médicale pour attirer des étudiants en médecine ». Pour le président du syndicat, Teddy Bourdet, "cette réflexion ne doit pas être menée commune par commune, sous peine de surenchère et d’échec".

La fin du numerus clausus

La majorité En marche se prononce pour la suppression du numerus clausus qui limite en fin de première année de médecine, le nombre de médecins à former. Une bonne nouvelle mais qui arrive un peu tard pour Maxime Lebigot.

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