Bretagne

Nantes va expérimenter la Police de Sécurité du Quotidien

09 février 2018 à 07h18 Par Dolorès CHARLES
Nantes est la seule ville de l'Ouest, qui va expérimenter la Police de Sécurité du Quotidien dans les quartiers sensibles de Bellevue, Malakoff et Dervallières.

Nantes va expérimenter la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ) dans les quartiers Bellevue, Malakoff et Dervallières. Des quartiers sensibles, où la présence policière sera renforcée, pas tout de suite, il faudra attendre 2019. Cette PSQ est une réponse adaptée à l’insécurité qui règne dans ces territoires. C’est ce qu’a annoncé hier le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. La maire Johanna Rolland se dit satisfaite que la ville ait été retenue, mais au-delà de cette annonce, elle s'interroge sur les « moyens que l'Etat y affectera ».

Le communiqué de la Ville de Nantes

« C’est une réelle satisfaction que Nantes ait été retenue pour expérimenter la Police de sécurité du quotidien » a réagi Johanna Rolland, maire de Nantes, à l’annonce du Ministre Gérard Collomb aujourd’hui. « On ne peut que se réjouir d’un projet de police centré sur la relation à l'habitant, dans une démarche de partenariat avec les acteurs de la sécurité, parmi
lesquels les villes ».

LA PROXIMITÉ, LA MARQUE DE FABRIQUE DE NANTES

La Ville de Nantes s'est inscrite très tôt dans cette démarche globale de proximité et de construction d'une chaîne de réponse coordonnée aux problématiques de sécurité avec :
• La création d'une Maison de la Tranquillité Publique, guichet unique téléphonique,
numérique et physique, dans le champ de la tranquillité publique et le déploiement d'un
îlotage de proximité privilégiant le suivi individualisé des demandes ;
• La mise en œuvre d'un Contrat d'Action Territorial de Tranquillité Publique qui s'inscrit pleinement dans l'esprit de la Police de sécurité du quotidien, notamment par une territorialisation poussée au micro-secteur, une feuille de route partagée par les principaux acteurs de la sécurité déclinée sur chaque périmètre dans un programme d'actions incluant la prévention sociale et situationnelle. Les 3 secteurs choisis pour la Ville de Nantes – Bellevue, Dervallières et Malakoff – sont justement inclus dans ce Contrat.

Au-delà de cette annonce, se pose aujourd’hui très concrètement la question des moyens que l'Etat y affectera. Pour sa part, la Ville de Nantes poursuit son engagement en faveur de la sécurité de chacune et chacun, tous les jours et dans tous les quartiers de Nantes, au travers de la Maison de tranquillité publique, de l’îlotage des policiers municipaux et du déploiement à venir de la vidéo protection qui couvrira également ces secteurs.

« La sécurité est un droit pour toutes et tous, partie intégrante des conditions de ce que j'appelle l'Egalité réelle, celle qui s'incarne concrètement dans la vie des gens : dans le respect des compétences de l'Etat et de la Ville, je défends une approche globale et transversale de la sécurité qui allie éducation, prévention et sanction quand cela est nécessaire. C’est pourquoi à Nantes, nous agissons, avec sang froid et détermination, sans démagogie, en proximité qui constitue notre marque de fabrique » rappelle Johanna Rolland, maire de Nantes pour qui la sécurité est un enjeu de cohésion sociale, essentiel pour la ville."

Angers candidate également n’a pas été retenue, ni la Ville de St-Herblain mais Bellevue est un quartier à cheval sur Nantes et St-Herblain !

Plusieurs départements de l'Ouest mieux accompagnés

En région Pays de la Loire, la Loire-Atlantique et la Vendée ont également été retenues parmi les 20 départements « mieux accompagnés » en zone gendarmerie. Le Préfet de Vendée Benoît Brocart se déplacera sur le terrain la semaine prochaine pour illustrer la mise en place effective de la Police de Sécurité au Quotidien sur le département !

"Je regrette la décision du Ministre de l'Intérieur, qui n'a pas retenu la ville de Rennes parmi les territoires de mise en œuvre de la nouvelle Police de Sécurité du Quotidien.
J'avais porté la candidature de Rennes auprès du Ministre, relayant ainsi les attentes qu’expriment les Rennaises et les Rennais en matière de sécurité publique.
Dans ce domaine, la Ville de Rennes a pris ses responsabilités. J'ai accru les moyens de la police municipale, en recrutant 12 policiers supplémentaires, portant l'effectif total à 73 agents et en créant une brigade canine.
Mais les policiers municipaux n'ont ni les mêmes pouvoirs, ni les mêmes missions que les policiers nationaux.
L'expérimentation de la PSQ aurait permis une plus grande présence de policiers nationaux sur le terrain, dans une logique de proximité, rassurante pour les habitants et efficace contre les incivilités quotidiennes.
La nécessité d'une présence renforcée de patrouilles de la Police nationale sur le terrain notamment la nuit et la réouverture d'un poste de police en centre-ville restent donc posées. Je souhaite que les échanges avec l’Etat se poursuivent en ce sens".