Nantes ne testera pas la pub sur les trottoirs

29 décembre 2017
Par Dolorès CHARLES
La Ville de Nantes a décidé de ne pas prendre part à cette expérimentation de marquage.

Nantes peut tester la pub sur les trottoirs depuis lundi, mais la Ville a décidé de ne pas prendre part à cette expérimentation de marquage. Elle dénonce une "pollution visuelle qui nuirait à la sécurité et la cohérence des messages transmis par la signalétique routière et touristique"… La Ville va adresser un courrier en ce sens aux ministères concernés. Seules Bordeaux et Lyon testeront donc cette mesure qui vise plus tard à être généralisée partout en France.

Le communiqué de la Ville de Nantes :

"La Ville de Nantes ne prendra pas part à l’« expérimentation de marquages sur les trottoirs à des fins publicitaires » rendue possible par un décret publié le 22 décembre au Journal officiel. Cela conduirait à une pollution visuelle en contradiction avec la volonté de Nantes de valoriser les atouts patrimoniaux et environnementaux de son centre ville.

L’espace public ne doit pas souffrir d’un excès de marchandisation de ses surfaces, qui verrait les publicités au sol se multiplier. Il s’agit d’une pollution visuelle inutile, qui nuirait à la sécurité et la cohérence des messages transmis par la signalétique routière, la signalétique touristique et des liaisons douces, ou les indications pour repérer les transports en commun.

Pour développer l’attractivité de son centre-ville et de ses commerces, c’est par la valorisation de ses paysages urbains et de ses atouts patrimoniaux et environnementaux que la Ville souhaite agir. C’est pour cela que le marché du mobilier urbain renouvelé en février prévoit une réduction de la densité des panneaux sur l'espace public : -12 % pour les 2 m², -14 % pour les 8 m². C’est pour cela aussi que Nantes s’est doté d’un Plan de sauvegarde et de mise en valeur de son centre-ville.

La Ville souhaite s’en tenir aux codes de la route et de l’environnement et refusera toute demande de marquage au sol. Elle va adresser un courrier en ce sens aux ministères concernés."