Le Nossy Be écarté par Véolia : le patron réagit

Charlotte David
26 octobre 2017
Par Dolorès CHARLES
Le Calmos, le Papagayo et le Nossy Be… ne seront pas sur la plage de La Baule en 2018. Véolia ne les a pas retenus.

Le Calmos, le Papagayo et le Nossy Be… Cela fait maintenant une semaine que les patrons de ces trois établissements de la plage de La Baule ont appris la nouvelle : ils ne rentrent pas dans les plans de Veolia, le futur concessionnaire de la plage. L’opérateur privé a reconduit dix-sept restaurants déjà en place, mais pas ces trois-là, des établissements emblématiques qui seront remplacés par des nouveaux venus. Motif invoqué par Veolia : ils ne remplissent pas les critères de sélection, notamment financiers, pour ce qui concerne par exemple le Nossy Be. Un argument qui ne convainc pas le patron du restaurant, qui dénonce « l’opacité » de la sélection.

Aujourd’hui, celui qui voit défiler dans son établissement people et politiques, accuse le coup… La fin du Nossy Be, c’est aussi la fin d’une histoire familiale, déplore Stéphane Malhaire, au micro de Charlotte David.

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« Mes parents ont crée cet établissement il y a 32 ans. Mon grand-père était chef de partie au Castel Marie-Louise, puis chef de l’Hermitage jusqu’en 52… Tout ça c’est une histoire de famille, de générations. On est un restaurant people mais aussi familial, on travaille avec le palais des congrès, le groupe Barrière pour le tourisme d’affaires, on est les seuls à savoir faire ça. Demain, c’est fini, surtout on ne sait pas quand c’est fini. On demande des justificatifs de la position et du choix de Veolia, preuves à l’appui ».

Le soutien des Baulois au Nossy Be

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe : à La Baule bien sûr, mais aussi sur les réseaux sociaux où les témoignages de soutien au patron du Nossy Be se multiplient. Reportage de Charlotte David.

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"C’est ce qu’on appelle une institution. Le Nossy Be est l’un des établissements qui ont fait les grandes heures de La Baule, côté people. Mais c’est aussi un restaurant où l’on vient depuis longtemps en famille : « C’est un lieu que je connais depuis toute petite. Mes grands-parents venaient déjà… C’est la tristesse qu’une page risque de se tourner, de cette façon ». Et ce n’est pas Stéphane Malhaire, son patron, qui dira le contraire. Il consulte frénétiquement son smartphone et montre la liste impressionnante des réactions à l’annonce de la probable fermeture de son restaurant. Une vague de soutien qui le console un peu : « Ce qui est réconfortant, c’est sur les réseaux sociaux. Tous ces témoignages d’anonymes, de gens qui connaissent ou pas le Nossy Be, qui ont fréquenté ou pas le Nossy Be, qui en parlent avec amour, avec chaleur… Ca fait plaisir, ça fait chaud au cœur et c’est rassurant ». Stéphane Malhaire évoque la tristesse de sa mère de 82 ans, qui a monté le restaurant il y a une trentaine d’années. Un établissement qui a vu défiler Johnny, Jean-Paul Belmondo, ou plus récemment Franck Dubosc ou Pierre Ménès… Le journaliste du groupe Canal + particulièrement remonté contre Veolia et surtout contre le maire de la Baule, Yves Métaireau. Il lui reproche d’avoir abandonné la plage."

Pour rappel, c’est l’établissement Les Brassés qui a remporté l’emplacement où se trouve aujourd’hui le Nossy Be. Un établissement présent à Nantes depuis un an et demi, qui mélange restauration et brassage de bière artisanale. Le même concept est prévu à La Baule, en 2018.

Concernant enfin les quatorze emplacements de clubs de plage et de voile, la liste des candidats retenus sera dévoilée à la fin de l’année.