La technologie au service du handicap

06 novembre 2017
Par Katell LAGRE

Pouvoir rester à domicile malgré un handicap, grâce à la technologie... C'est l'objectif de la nouvelle chaire universitaire "Maintien à Domicile" lancée aujourd'hui à Lorient. Une inauguration en présence de deux Secrétaires d'Etat : Sophie Cluzel, en charge des personnes handicapées, et Julien Denormandie, chargé de la cohésion des territoires.

Cette chaire universitaire va faire travailler ensemble des chercheurs, des ingénieurs, des partenaires publics et privés, pour développer des outils utilisables par le plus grand nombre. Le projet est porté par l'école IMT Atlantique - basée à Brest, Nantes et Rennes, et par l'ENSIBS - l'école d'ingénieur de l'Université de Bretagne sud, dont Jean-Luc Philippe est le directeur :

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"Tout doit partir du besoin de l'humain, il ne s'agit pas développer un prototype sur un coin de paillasse d'un laboratoire."

Cette chaire d'un nouveau genre va disposer de "living labs" : des appartements laboratoires, entièrement reconstitués, qui vont permettre de tester grandeur nature les prototypes. L'école d'ingiéneurs de l'UBS dispose de 2 appartements de ce type, que nous présente Jean-Luc Philippe :

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"On a une infrastructure domotique, un sol sensitif, on pourra également tester dans ces appartements des robots compagnons, du matériel qui partira ensuite pour essaimer soit dans des centres de soin, soit vers des entreprises pour commercialisation."


Parmi les projets déjà en cours : un robot rééducateur... Un robot de la taille d'un enfant, qui pourra montrer à domicile à une personne handicapée les gestes à reproduire.. démonstration avec Maxime Devanne, chercheur à IMT Atlantique, à Brest :

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"Avec une caméra, le robot voit le patient bouger, le robot est capable de détecter les erreurs du patient et les expliquer."

L'expérimentation de ce robot avec de véritables patients vient de démarrer, depuis une quinzaine de jours, à Brest et Roscoff, et se poursuivra pendant 3 mois.


Derrière ces recherches universitaires, les enjeux économiques sont de taille. Pour Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge du handicap, le maintien à domicile des personnes à mobilité réduite est le plus souvent souhaité par les premiers concernés... et souhaitable pour l'économie du pays :

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"Si on met le paquet sur l'évolution du logement pour pouvoir rester chez soi, c'est du gagnant-gagnant pour notre société : cela coûte beaucoup moins cher qu'une place en établissement spécialisé."

Reportage de Yann Launay.